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Foncier rural ivoirien: le directeur de l’Afor inquiet

Le directeur général de l'AFOR, Bamba Cheick Daniel parle du Foncier rural ivoirien.
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Le foncier rural ivoirien et sa gestion demeurent des préoccupations pour le directeur de l’Agence du foncier rural, Bamba Cheick Daniel. En effet, en marge de la cérémonie de rentrée solennelle de l’Université des Lagunes qui a eu lieu le lundi 03 octobre 2022 à Cocody Riviéra Bonoumin, le ministre Bamba Cheick Daniel, directeur général de l’Agence du foncier rural (Afor), s’entretenant avec la presse a fait des révélations de tailles sur la délicatesse la question du foncier rural ivoirien.

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« Nous avons, régulièrement, eu affaire à des tensions, à des guerres intercommunautaires à l’ouest. Le sang a coulé à l’ouest et aujourd’hui la question est nationale puisque le front se déplace vers le nord avec l’anacarde, le palmier à huile. Tout ce qui pousse à l’ouest, on a découvert, récemment que le tarot est favorable aussi au nord. Donc on a des forêts galeries. Des forêts sont envoyées au nord. Et vous vous rendez compte si nous ne gérons pas la question foncière en Côte d’Ivoire, nous sommes sur des braises ardentes qui peuvent exploser à tout moment. Le chef de l’Etat a créé l’Agence foncière rurale (Afor) pour qu’une structure flexible, puisse réagir rapidement et adresser cette question » a-t-il déclaré, avant de dresser un bilan partiel des résultats obtenus des efforts de son institution et les besoins en ressources humaines dans ce combat.

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«  Mais, il faut des bras, il faut des cerveaux. Il faut former des gens, de la sensibilisation, de l’information pour que nos populations s’approprient la question. Et qu’il ait une facilité de compromis moral entre les populations pour que le « vivre ensemble » soit une réalité. On ne pourra plus chasser des gens de la Côte d’Ivoire.  Et avec la question du djihadisme qui sévit dans les pays voisins, la déferlante vers la Côte d’Ivoire va s’amplifier. Nous devons nous organiser pour que la terre ne devienne pas source de bain de sang. Nous sommes allés très vite. En deux ans, sur les 8576 villages à délimiter, nous sommes à 5002. Alors que la loi foncière a été votée en 1998. Quand nous arrivions à l’Afor, il n’y avait seulement  que 300 villages délimités et bornés. Nous étions à 3000 certificats fonciers, nous sommes maintenant à 24.000 certificats fonciers. Donc ça avance », a rassuré le directeur de l’AFOR sur la gestion du foncier rural ivoirien.

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Plus loin, le ministre Bamba Cheick Daniel, très à l’aise sur le sujet est revenu sur une de ses récentes actions.  « Nous sortons du Sénat où nous sommes allés accompagner le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du développement rural, Adjoumani Kobenan, pour faire le point aux parlementaires de l’Etat d’avancement de la situation foncière en Côte d’Ivoire. Vous savez tous que le fronton de notre hymne nationale ici en Côte d’Ivoire,  il est écrit en lettres d’or, « pays d’hospitalité ». La Côte d’Ivoire qui n’a pas voulu être une oasis de richesse et d’opulence, a été une convergence de flux migratoire venus de quelques pays voisins. Mais à l’intérieur même nous avons soixante tribus qui quittent l’Est pour aller à l’ouest, du nord vers le sud. Et notre superficie de s’étirer pas à volonté. Le front thonier, le Café-cacao et d’autres cultures de rente s’est tendu entre étrangers et autochtone. La gestion foncière est devenue un réel défi de la Côte d’Ivoire », a indiqué l’énarque avant de souhaiter le renforcement des capacités de l’Administration et des forces de l’ordre et tirer la sonnette d’alarme.

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« Les populations sont davantage réceptives à la question mais, il faut former dans les écoles. Il faut que les prochains sous-préfets, les magistrats, les gendarmes, même l’Administration soit au fait de ce problème qui peut miner le tissu social et désagréger la Côte d’Ivoire si on ne fait pas attention. Parce que quand il y a la guerre foncière, le port est bloqué, le Café-cacao ne sort plus. Il y a des régions où les ressortissants des autres régions sont les plus nombreux, mais il y a des autochtones qui sont les plus aisés, plus riches.  Il faut les rassurer qu’ils ne sont pas des tribus en voie de disparition. On a vu les Etats unis d’Amérique qui sont devenus un melting pot, un brassage de peuples pour en faire une grande nation. On l’a vu ailleurs. Nous devons organiser cela pour que la Côte d’Ivoire puisse continuer son développement », a conclu l’ex-ministre de l’Administration du territoire.

Info: Serge Amany

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