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Révision des normes statistiques: l’OIT au labo avec des experts africains

La photo de famille des participants à la formation de l'OIT sur la révision des normes statistiques dans le domaine du travail.
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L’Organisation internationale du travail (OIT) organise du 13 au 16 septembre 2022, à Abidjan une réunion régionale africaine pour la révision des normes statistiques. Cette réunion se tient en prélude à la 21ème  Conférence Internationale des Statisticiens du Travail (CIST), prévue en octobre 2023. Cette formation sur la révision des normes statistiques a pour principal objectifs de permettre aux pays participants de bien mesurer statistiquement l’économie informelle.

Révision des normes statistiques formation OIT
Les participants la formation en présentielle à Abidjan.

Aussi, à travers cette rencontre régionale initiée par l’OIT, il est également prévu le renforcement des capacités des participants sur les statistiques du travail des enfants et du renforcement des capacités sur les statistiques dans le domaine de la protection sociale.

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A l’ouverture officielle de ces 4 jours de formation, Cynthia-Samuel Olonjuwon, directrice régionale de l’OIT bureau Afrique, a fait savoir que ces activités couvrent trois sujets qui font partie des principales priorités du programme de l’OIT en Afrique. Ce sont, a dit, Mme Olonjuwon  « en d’autres thèmes, les défis structurels et les déficits de travail décent dans la région sont le travail des enfants, l’économie informelle, l’extension de la protection sociale, etc. » La directrice régionale de l’OIT bureau Afrique s’est appesanti sur les dernières estimations de l’OIT au sujet de la protection sociale, l’économie informelle et le travail des enfants en Afrique.

Mme Cynthia-Samuel Olonjuwo, directrice régionale de l’OIT bureau Afrique.

Sur la question de la protection sociale, elle a laissé entendre qu’en Afrique, environ 83% de la population, soit plus de 1,1 milliard de personnes ne sont pas couvertes par la protection sociale. « Malgré les progrès réalisés ces dernières années, cela ne représente que 17 % de la population africaine effectivement couverte par au moins une prestation de protection sociale, contre 47 % dans le monde », a révélé Cynthia-Samuel Olonjuwon.

Elle a, par ailleurs expliqué qu’il existe des variations importantes entre l’Afrique du Nord (34%) et l’Afrique subsaharienne (14%), « et tout au long de la vie – par exemple, seuls 12,6% des enfants en Afrique reçoivent des allocations familiales, tandis que seulement 27,1% de la population ayant dépassé l’âge de la retraite bénéficie d’une couverture de retraite effective ». Ces données sont issues, des statistiques de OIT de 2022. « De nombreux pays du continent sont encore confrontés à des défis importants pour faire du droit humain à la sécurité sociale une réalité pour tous », a déploré Mme Olonjuwon.

Pour le travail des enfants, la directrice régionale de l’OIT, bureau Afrique, a affirmé qu’en tant que femme africaine, mère et grand-mère, elle est découragée par le fait que 92 millions d’enfants africains sont astreints au travail des enfants. « Par le fait que près de la moitié de ces enfants effectuent des travaux dangereux qui mettent leur sécurité, leur santé et parfois même leur vie en danger. Par le fait que près d’un tiers d’entre eux ne vont pas à l’école », a déploré Cynthia-Samuel Olonjuwon. Pour la directrice régionale bureau Afrique de l’OIT, cette situation est inacceptable. « Ce n’est pas justifiable. Cela signifie que nous, en tant que parents, en tant que citoyens, en tant que décideurs, manquons à notre responsabilité de protéger nos enfants », a-t-elle décrié.

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Révision des statistiques
Franck Dogbo, représentant le ministre ivoirien de l’Emploi et de la protection sociale.

Elle a reconnus que les défis sont nombreux à cause de l’ampleur du problème et de sa complexité. Car pour Mme Olonjuwon, « le travail des enfants est motivé par la pauvreté, l’exclusion de l’éducation, le manque de protection sociale, l’informalité, les inégalités ainsi que les conflits. » Mais, pour Cynthia-Samuel Olonjuwon, quoi que beaucoup reste à faire, il ne faut pas perdre de vue les mesures politiques plus larges visant à mettre fin au travail des enfants. « Les preuves ont montré qu’une protection sociale accrue, l’accès gratuit à une éducation de qualité, aux soins de santé, la transition de l’informalité, l’accès à un emploi décent et l’accès aux services de base créent un environnement favorable qui réduit la vulnérabilité des ménages au travail des enfants », a-t-elle préconisé.

Pour sa part, Franck Dogbo, directeur général de l’Emploi, et représentant du ministre ivoirien de l’Emploi et de la protection sociale, Me Adama Kamara, a félicité l’OIT pour cette initiative. Selon lui, la Côte d’Ivoire sous la gouvernance du président Alassane Ouattara a fait des efforts pour que les Ivoiriens en âge de travailler aient accès à des emplois décents. Mais malgré ces efforts, il a fait savoir que beaucoup également restent à faire. C’est pourquoi, Franck Dogbo a salué la tenue de cet atelier sur la révision des normes statistiques en matière de travail. « Le renforcement de notre système statistique et d’information sur le marché du travail s’avère indispensable pour mieux cibler nos interventions et actions en la matière », a-t-il précisé.

Révision des normes statistiques, OIT forme
Le représentant pays du BIT, à Abidjan, Frédéric Lapeyre aux côtés de la directrice Cynthia-Samuel Olonjuwon était formateur.

Pour l’émissaire du ministre Adama Kamara, le deuxième volet sur le travail des enfants et la protection des enfants est le bienvenu pour leurs différents Etats qui inscrivent lesdits volets au rang de leurs priorités.

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Il faut noter que Frédéric Lapeyre, représentant pays du BIT, à Abidjan était présent. Les participants à cette réunion sur la révision des normes statistiques viennent, par ailleurs, des bureaux nationaux de statistique de plus de trente pays africains. Aussi, l’Union africaine, la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique pour l’Afrique (CEA), les Nations Unies et AFRISTAT ont également été conviées à cette réunion régionale africaine sur la révision des normes statistiques pour la préparation de la 21ème  CIST. Elle s’est tenue en format hybride (présentiel et en ligne).

Benoît Kadjo

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