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Benoît Kadjo (DP de justeinfos.net) : « Nous sommes à la tâche pour que notre site soit plus professionnel »

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Vous êtes le directeur de publication du site justeinfos.net. Pour quoi avez-vous quitté la presse écrite pour la presse numérique ?

Vous savez, nous avons commencé la presse écrite depuis 1998. Après nous avons été passionné par cette presse. Ce qui nous a conduit à plusieurs organes tels que les journaux La République, Le Rebond, Le Mandat dont nous sommes membre fondateur et actionnaire, Abidjan 24, Le Démocrate, Bélier intrépide, Treichville notre cité, L’Héritage, pour ne citer que ceux-là. Et dans la plupart de ces journaux nous avons été rédacteur en chef, c’est-à-dire la tour de contrôle de la rédaction. Mais vous savez, nous connaissons tous les problèmes des journaux ivoiriens. Mais j’aimerais dire que j’ai décidé de venir à la presse numérique parce que je me suis dit que j’ai assez d’expérience pour pouvoir voler de mes propres ailes. C’est ainsi qu’en juillet 2014, j’ai créé ce site d’information générale. Depuis lors, je veux dire 7 ans après je continue l’aventure. Et je lutte pour que ce site soit plus professionnel. Surtout après mon passage à l’Ecole de journalisme de Lille où nous avons été formés avec 15 autres rédacteurs en chef au management d’une rédaction.

Est-ce que vous arrivez à vous en sortir ?

Vous savez, pour le moment, je peux dire que c’est la passion qui me guide. Et par moment, j’ai envie de dire c’est bon. Mais depuis que j’ai pris connaissance de cette citation de Charles Albert Poissant qui dit que « Voir le possible là où les autres voient l’impossible, telle est la clé du succès », je me dis qu’il faut que je redouble d’effort. Aussi, feu Nelson Mandela disait : « Un gagnant est un rêveur qui n’a jamais abandonné ». Et son exemple le prouve bien. A ce propos, nous sommes heureux d’avoir participé, les 31 mai et 1er juin 2021, aux Salon et Awards de la Plateforme numérique de Côte d’Ivoire (SAPNCI) initiés par la Plateforme numérique de Côte d’Ivoire (PNCI) du président Joël Nianzou que nous saluons au passage. Le site justeinfos.net a été nominé. Disons que l’apprentissage continue et ces genres d’initiatives pour booster le secteur du numérique sont à saluer.

Quelles sont vos réelles difficultés ?

C’est d’abord le manque de moyen financier qui m’empêche de m’occuper d’un petit personnel. Avec ce petit personnel de 2 à 3 journalistes je crois que le tour sera joué. Vous savez aussi également que pour le moment la presse numérique n’est presque pas adossée à un modèle économique. Donc, il est difficile pour un petit promoteur de presse en ligne d’avoir des ressources financières. Et nous continuons de réfléchir afin d’avoir des sources de financement pour le positionnement de justeinfos.net.

L’Etat a décidé d’accompagner la presse numérique qui compte désormais dans le milieu des médias en Côte d’Ivoire. Est-ce que votre organe est éligible ?

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Vous savez, mon souci a toujours été d’être partout en règle. C’est pourquoi, j’ai toujours lutté pour ne pas ramer à contrecourant des lois et des règles qui régissent notre société. En 2019, j’ai tout fait pour que le journal www.justeinfos.net soit légalement constitué. Et il l’est. Justeinfos.net est reconnu par l’Autorité nationale de la presse et par le Fonds de soutien et de développement de la presse (Fsdp). Parce qu’il est édité par l’entreprise Groupe Océan Vision Communication (GOVCom) et il bénéficie également d’un récépissé de parution signé par le procureur de la République, Adou Richard. Et nous avons pour le moment comme obstacles la question de paiement des impôts. Et la déclaration de nos employés à la CNPS. Sinon depuis deux ans, nous avons un cabinet comptable qui s’occupe de notre bilan. Nous gardons espoir que les choses vont évoluer et bien évoluer. Raison pour laquelle nous avons décidé de donner un nouveau design à notre site en le relookant. Je rends gloire à Dieu.

Avez-vous un appel à lancer ?

Oui mon appel c’est qu’on dit du journaliste toujours à la recherche d’informations crédibles pour informer les lecteurs et le public qui est le 4ème pouvoir. Et pourtant parfois, il n’est même pas considéré. Surtout par nos autorités

. Quand souvent vous les appelez pour équilibrer une information ou les solliciter pour une interview, ils vous banalisent. Mais pour l’heure, nous disons que le combat continu. Et c’est à nous, les promoteurs de journaux numériques de vraiment parler d’une même voix. Parce que tant que nous resterons désunis, nous ne pourrons rien obtenir de concret.

Il nous faut taire nos divergences, nos méchancetés, nos égos… pour apprendre à devenir de vrais managers, pour nous former et initier des projets pour l’avancée du secteur du numérique en Côte d’Ivoire.

Réalisée par : Ange Dinaoulê

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