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La Cosefci menace pour silence radio sur ses revendications

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DECLARATION DE LA COSEFCI SUITE AUX REUNIONS DE RENTREE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION ET DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET DE L’APPRENTISSAGE

Sonnant ainsi la fin des grandes vacances, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation et le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage ont tenu respectivement leurs traditionnelles réunions de rentrée le jeudi 09 septembre 2021 au centre culturel Jacques Aka de Bouaké et le vendredi 10 septembre 2021 au Lycée Technique de Cocody à Abidjan.

Il ressort essentiellement de ces deux grandes rencontres, plusieurs grandes reformes telles que pour le premier cité :

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– le retour de la dictée

-le rétablissement des coefficients au premier cycle du secondaire (français x 3 ; mathématique x 3 ; anglais x 2 ; physique chimie x 2 ; SVT x 2, et les autres disciplines x1)

–la suppression des cotisations COGES

– les conditions de passage en classe supérieure sont 5/10 au primaire et 10/20 au secondaire.

Pour le deuxième cité, nous enregistrons :

-la réforme structurelle et organisationnelle de l’Enseignement Technique et Professionnelle

-la formation des personnels

–le renforcement du dialogue social par une franche collaboration avec les partenaires sociaux notamment les syndicats

-l’amélioration du dispositif de formation pour prendre en compte l’adéquation formation-emploi et le problème d’insertion des jeunes en créant un lycée technique et professionnel dans chaque région de Côte d’Ivoire

-la multiplication des modes de formation et la création d’un diplôme de technicien supérieur(DTS).

Si toutes ces réformes sont saluées par tous les acteurs du système éducatif notamment les organisations syndicales, il faut cependant reconnaître que le grand oublié reste et demeure cet ingénieur de l’esprit, sans qui, il n’y a pas de savoir à transmettre, sans qui, il n’y a pas d’école, car l’école, c’est le savoir et, ce savoir est transmis par l’enseignant.

Si aujourd’hui des reformes ont pu être adoptées sans attendre les conclusions des Etats Généraux de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation en l’occurrence, le retour de la dictée, le retour des coefficients pour ne citer que celles-là, c’est qu’il est aussi possible d’apporter des réponses aux légitimes revendications des enseignants de Côte d’Ivoire sans attendre les Etats Généraux avec seulement un peu de bonne foi et de volonté manifeste.

En vérité, on peut adopter toutes les réformes qu’on souhaite, mais si celui qui donne vie à ces reformes n’est pas motivé, n’est pas dans les conditions optimales qu’impose la situation, cela ne sera que peine perdue. Voici pourquoi, il est certes juste et opportun de penser à une redynamisation du système éducatif, mais et surtout, il ne faut pas commettre l’erreur d’oublier l’acteur clé qu’est l’enseignant qui donne de la substance à cette redynamisation.

C’est pourquoi, nous rappelons ici, nos points de revendications qui, avec une approche sensée et humaniste, peuvent avoir des solutions sans attendre les Etats Généraux :

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1./ le reversement des salaires suspendus de mai 2019, janvier et février 2020

2./ la revalorisation de l’indemnité de logement ;

3./ la suppression des cours de mercredi au primaire ;

4./ le relèvement au double de toutes les primes liées aux examens scolaires, la mise en place des intendances intégrées aux centres d’examens et la rémunération de la surveillance ;

5./ le paiement de 500.000 F à chaque enseignant ex-contractuel au titre de leurs émoluments non payés de janvier à mai 2014 puis l’intégration à la Fonction Publique du résiduel des radiés en 2014 pour fait de grève ;

6/ la suppression de l’emploi d’Instituteur Adjoint.

Par ailleurs, la COSEFCI voudrait rappeler l’engagement de Madame le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, le 10 mai de cette année au CNMS à Cocody, à œuvrer pour des solutions à nos légitimes revendications en présence de tous les syndicats. Cet engagement solennel, nous a convaincu et à amener la COSEFCI à suspendre son mot d’ordre de grève.

Plus de trois mois après, c’est le silence radio. Ces réunions de rentrée qui auguraient des lendemains meilleurs pour nos revendications nous laissent plus perplexes.

Qui plus est, un phénomène gagne du terrain ces dernières années sans que nos autorités éducatives ne s’en émeuvent, c’est assurément les bastonnades dont font l’objet les enseignants de Côte d’Ivoire de la part de leurs propres élèves. Des tribunes aussi solennelles que celles des grands rendez-vous comme les réunions de rentrée devraient être des occasions de prédilection pour condamner de tels actes et arrêter des sanctions contre ces élèves indélicats. Mais là encore, que nenni ! Enseignants yako ! Serait-on tenté de dire.

C’est pourquoi, la COSEFCI appelle l’attention des ministres de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation et de l’Enseignement Technique, de la formation Professionnelle et de l’Apprentissage sur l’impérieuse nécessité d’apporter des solutions aux problèmes des enseignants de Côte d’Ivoire car la responsabilité citoyenne pour une école de qualité passe aussi par la responsabilité étatique quant au bien être des administrés notamment des ingénieurs de l’esprit que sont les enseignants.

La COSEFCI continue de croire qu’elle n’a pas eu tort de suspendre son mot d’ordre de grève.

La COSEFCI appelle enfin les enseignants à la vigilance et à se tenir prêts pour d’éventuels mots d’ordre du Directoire de la COSEFCI.

Fait à Abidjan, le 11 septembre 2021

POUR LE DIRECTOIRE DE LA COSEFCI

             LE PORTE-PAROLE

             KOUAME BERTONI

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