4ème édition de la JN de la Non-violence en milieu universitaire : des leaders de syndicats d’enseignants et d’étudiants formés à l’UPGC de Korho

Photo de famille après la distinction des personnalités et des associations œuvrant pour la paix à l’Université Peleforo GON COULIBALY.
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Les 26 et 27 novembre 2021, s’est déroulée, à l’Université Peleforo GON COULIBALY de Korhogo, la 4ème édition de la Journée Nationale de la Non-violence en milieu universitaire, autour du thème « la non-violence en milieu universitaire pour un développement durable de la société ivoirienne ».  

Les acteurs du secteur de l’Éducation-Formation, et particulièrement du sous-secteur de l’Enseignement supérieur, se sont donné rendez-vous les 26 et 27 novembre à l’Université Peleforo GON COULIBALY de Korhogo, pour commémorer la 4ème édition de la journée nationale dédiée à la non violence en milieu universitatire. C’est autour du thème « la non-violence en milieu universitaire pour un développement durable de la société ivoirienne » que les travaux se sont articulés.

Tour à tour, se sont succédé à la tribune, le représentant du maire de Korhogo, le président de l’Université Peleforo GON COULIBALY, le Professeur COULIBALY Adama, le directeur des Œuvres universitaires, de la Vie Associative et du Genre (DOUVAG), Dr SIDIBÉ  Daouda, par ailleurs, président du Comité d’organisation de ladite cérémonie, le directeur de cabinet du Ministère de L’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Professeur KOBEA Toka Arsène, représentant le ministre Adama DIAWARA. Tous ont invité les étudiants à la culture de la non-violence.

En outre, ils les ont encouragés à l’usage du dialogue comme moyen de règlement des conflits et toutes les autres formes de désaccords. Aussi et surtout, en rapport avec le thème, ils ont montré l’impact de la non-violence sur le développement harmonieux de la société ivoirienne. Il faut dire qu’à la suite des crises à répétition qui ont émaillé l’ensemble de la communauté universitaire, l’État de Côte d’Ivoire a consenti d’importants efforts financiers pour le développement et la modernisation de son système d’Enseignement Supérieur, en termes de réhabilitation des infrastructures académiques, d’acquisition d’équipements technologiques, pédagogiques et d’amélioration des conditions de vie, d’études, des étudiants et de travail du personnel enseignant.

Tous ces efforts ont permis aux universités et grandes écoles du pays de disposer d’un cadre de travail assaini, plus adapté à l’apprentissage et à la recherche. Toutefois, des crises continuent de contraindre le gouvernement et les autorités académiques à inscrire en priorité, la pacification de l’espace universitaire. C’est face à cette situation qui ternit la crédibilité des institutions d’Enseignement Supérieur, et qui hypothèque significativement l’avenir de la jeunesse ivoirienne que l’État de Côte d’Ivoire a décidé, lors du conseil des ministres du 24 avril 2013, d’instituer une Journée Nationale de la Non-violence en milieu universitaire.

La journée du 26 novembre a été, en effet, consacrée à la formation aux outils de la non-violence des leaders de syndicats d’enseignants, du personnel du CROU et d’associations d’étudiants, venus des différentes universités publiques de Côte d’Ivoire ; formation assurée par des experts de la Fondation Felix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix. Formés, ceux-ci ont désormais la lourde mission d’être les messagers auprès de tous les acteurs de l’Enseignement Supérieur pour l’avènement d’un environnement universitaire sain, pacifié et propice aux études.

Des personnalités politiques, administratives et coutumières de la ville de Korhogo, ainsi que plusieurs présidents d’Universités publiques et le directeur de l’École normale supérieure d’Abidjan (ENS), étaient présents à cette cérémonie, qui a vu également la distinction de personnalités et associations œuvrant inlassablement à un climat de paix à l’Université Peleforo GON COULIBALY. Entre autres récipiendaires, le président de cette institution, le Professeur COULIBALY Adama, le directeur du CROU de Korhogo, M. Mamadou SORO dit Koulibaly, le Chef Canton de Korhogo, le Médiateur délégué des Savanes, le président du Comité Inter Religieux de Korhogo.

Info : Sercom UPGC

                                     

                                           Ils ont dit…

 

 Professeur COULIBALY Adama (Président de l’UPGC) de Korhogo

« L’histoire nous démontre que la violence n’a jamais rien résolu »

[…] L’Université ivoirienne a partiellement retrouvé son lustre d’antan et offert un cadre d’étude paisible, amélioré, incitant effectivement à l’apprentissage pour les étudiants et nourrissant à nouveau la vocation enseignante qui commençait à décliner […] Comme vous l’avez probablement compris à travers le thème de cette journée, un développement durable de notre société passe nécessairement par la qualité de ceux que nous formons au quotidien dans nos universités et grandes écoles. Et une bonne formation ne peut se réaliser que dans un environnement sain, où règnent l’harmonie, la paix, la joie d’étudier et de vivre […] C’est ensemble, dans la concertation permanente, le dialogue, et également à travers des compromis responsables, que nous fourbirons nos arguments contre la violence en milieu universitaire […] L’histoire nous démontre que la violence n’a jamais rien résolu. Elle ne résout rien, absolument, rien. Évidemment, les problèmes conjoncturels et structurels existent et ne sauraient être éludés ; faute de quoi nous perdrons notre position de responsables […] Œuvrez, avec nous, pour l’avènement d’un cadre de travail assaini, plus adapté à l’apprentissage et à la recherche ; car un campus pacifié et paisible est, plus qu’une chance, le moteur de vos études, et finalement la clé de votre réussite, pour le développement, car vous constituez l’avenir de la Nation…

 Dr SIDIBÉ Daouda (Directeur des Œuvres Universitaires de la Vie Associative et du Genre)

« La construction de la paix est une œuvre permanente et celle de la Côte d’Ivoire est forcément liée à la stabilité des universités » 

[…] Il convient de rappeler que la Journée Nationale de la Non-violence en milieu universitaire a été décrétée au cours du Conseil des ministres du 04 avril 2013, avec pour objet de promouvoir la paix en milieu universitaire et d’inciter les étudiants à se l’approprier. En d’autres termes, il s’agit d’aller au-delà des faits de violence et de lutter contre la culture de la violence qui s’est malheureusement installée dans notre société à partir de l’Université […] La construction de la paix est une œuvre permanente et celle de la Côte d’Ivoire est forcément liée à la stabilité des universités […] Nous voudrons inviter chaque membre de la communauté universitaire à s’interroger sur sa propre contribution dans la pacification de son pays […] Le développement n’est pas seulement le maintien d’un environnement physique de qualité, mais aussi, il nécessite l’instauration et l’entretien d’un environnement moral paisible, tranquille et serein. C’est cela qui permet d’ailleurs l’éclosion des idées inhérentes à la construction des fondements d’une société durable, viable et respectueuse des normes établies en la matière…

 Professeur KOBÉA Toka Arsène, Directeur de Cabinet du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. 

« Chacun doit savoir raison gardée et faire montre de retenue en situation de mécontentement »

Avec la dégradation des mœurs, les universités se sont déshumanisées. La confiance a été rompue entre l’étudiant et sa société. L’étudiant a même effrayé son environnement immédiat. Les diplômes ont perdu leurs crédibilités, les universités ont perdu drastiquement leurs images de marque, et leurs efficacités externes significativement entamées. Face à cette situation de jeunesse, voire, de nation en péril, avec la violence devenue seul canal de revendication et d’expression, l’État en 2011, a consenti des efforts considérables pour l’amélioration des conditions de vie et de travail dans les universités[…] C’est le lieu d’inviter chacun et chacune à continuer sur la voie salutaire du dialogue, de la patience et de la compréhension mutuelle dans le règlement des conflits et différends éventuels, dans le fonctionnement de nos Institutions. Chacun doit savoir raison gardée et faire montre de retenue en situation de mécontentement. La pacification de notre sous-secteur nous engage individuellement et collectivement, car son rayonnement rejailli sur chacun de nous et devrait être source de satisfaction et de motivation de tous […] La qualité de votre formation dépend de la quiétude qui prévaut dans le milieu universitaire. Votre employabilité est étroitement liée à la qualité de l’environnement que vous maintiendrez dans votre institution…

Info : Sercom

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