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Violence Conjugale : une ex-conseillère sexagénaire du CESEC appelle au secours

Mme Apolline Loukou, la victime de violence conjugale, après sa bastonnade.
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Elle se nomme Lokou Apolline. Elle est âgée de 60 ans. A cet âge, elle affirme être victime de violence conjugale. Mme Lokou Appolline est ex-conseillère du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) nommée par le président Alassane Ouattara sous la présidence de feu Zady Kessy. C’est à l’avènement du président Aka Aouélé qu’elle n’a pas été reconduite. Mme Lokou Apolline est l’épouse de M. Loukou Koffi.

Violence conjugale et certificat médical
Mme Apolline Loukou s’est procuré un certificat médical après avoir été internée dans une clinique à l’issue de ces dernières violences conjugales.

Ce dernier, selon son épouse, est chef des Baoulé de Cocody (en instance d’intronisation). Mme Lokou Apolline affirme être victime de violence conjugale depuis 2008, après la célébration de leur mariage en 2005. Mme Lokou Apolline a déclaré être régulièrement battue par son homme. Une situation qu’elle dit avoir caché depuis longtemps. Mais cette fois-ci, trop c’est trop. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase date du 19 juin 2022, le jour de la fête des pères.

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L’épouse sexagénaire a confié avoir été copieusement battue par son mari, Koffi Loukou, pour une affaire de lavage de sac de la fille de son mari dans la douche. « J’ai demandé à sa fille pourquoi elle n’irait pas laver son sac de voyage dans la cour, dans un lieu approprié », a-t-elle dit. Selon elle, cela a suffi pour déclencher le courroux de son mari qui a commencé par lui donner un coup de poing sur l’oreille droite avant de l’envahir de coups de ceinture jusqu’à son évanouissement.

La victime Apolline Lokou montrant ses blessures après sa bastonnade.

A en croire Mme Lokou, c’est sur interpellation des voisins qui n’ont pas voulu s’immiscer dans cette nième affaire de violence que son mari s’est résolu à la conduire dans une clinique de la place à Cocody. Et une fois dans cette clinique, en dehors de la radiographie qu’il a prise en charge financièrement, il a abandonné son épouse dans la clinique sans soutien financier. « C’est moi-même qui ai pris en charge les frais de la clinique jusqu’à ma sortie», a indiqué Mme Loukou qui a passé plus d’une semaine dans cette clinique. L’épouse bastonnée dit être livrée à son propre sort depuis ce temps. Mieux Mme Lokou affirme mourir à petit feu sans véritables soins médicaux, surtout qu’elle se déplace, depuis cette dernière bastonnade, sur des béquilles.

A lire aussi: https://www.la-croix.com/Monde/En-Cote-dIvoire-rapport-accablant-violences-faites-femmes-2021-06-15-1201161245

La victime de violence conjugale
Après sa bastonnade, Mme Apolline Loukou depuis son lit d’hôpital.

Pendant ce temps, le mari bastonneur a, selon sa femme, abandonné le domicile conjugal, ce, depuis le mercredi 22 juin 2022 pour une destination inconnue, sans signe de vie. Pour Mme Lokou, cette fois-ci, trop c’est trop. A cet effet, l’ex-Conseillère du CESEC, après sa sortie de clinique, et après cet autre acte de violence conjugale sur sa personne, a décidé de prendre ses responsabilités. Elle a, le 24 juin 2022, porté plainte à la Gendarmerie de Cocody sise derrière l’Université de Houphouët-Boigny. Elle a également alerté le Ministère de la Famille, de la femme et de l’enfant. La victime dit également avoir informé le  CNDH de sa situation d’épouse battue.

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Violence conjugale
Les propos injurieux contre la victime de violence conjugale.

Mme Lokou Koffi, qui a pris un certificat médical de 45 jours, dit souffrir énormément dans sa peau. Car, elle ressent des problèmes de nerf, vu son âge. Aussi, elle déclare ne bénéficier d’aucun soutien financier de son mari pour ses soins. Selon Mme Loukou, c’est le moment pour les autorités dans leur ensemble de réagir au lieu d’attendre sa mort avant de le faire.

La réaction de M. Loukou Koffi

Joint au téléphone pour avoir sa version des faits, suite à ces graves accusations de sa femme pour bastonnade, M. Loukou Koffi a, d’abord, ri bruyamment. Ensuite, il a laissé entendre qu’il est à des funérailles au village. M. Loukou a demandé à être rappelé lundi ou mardi au téléphone. Mais sur insistance de ce que l’article doit être publié dans les 24h parce que, urgent, il est entré dans tous ses états. « Vous ne savez pas que je suis une autorité coutumière », a-t-il lancé. Mieux, il a dit ne pas donner de version parce que « vous n’êtes pas juge donc, je n’ai pas de version à vous donner. » L’autorité coutumière a, également sur un ton de menace, décidé de faire appel à son avocat. Selon son épouse, c’est la stratégie qu’il a toujours utilisé pour décourager tous ceux qu’elle a sollicités pour lui venir en aide afin que cette affaire de bastonnade, qui dure depuis 14 ans, éclate au grand jour.

Lire aussi: https://justeinfos.net/crise-de-chefferie-a-modeste-les-populations-demandent-des-comptes/

Mme Loukou Apolline dit être l’objet d’attaques des filles de son mari qui se cachent sous des prête-noms sur Facebook. Certaines saluent même cette bastonnade en allant plus loin. Voici l’un des messages laissé par l’une (Charlotte N’guissan) sur la page de Mme Loukou : « Mr loukou du courage. Vraiment si c’est pas médicament. Tu ne peux pas marié ce gori pour mettre dans ta maison. Parce que nous te connaissons et on connait les mamans de tes enfants. Foyer on fait avec médicament. C’est le résultat quand le médicament fini. Félité seri j’ai parler pihannnnn ».

Affaire à suivre.

Ange Dinaoulê

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