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Code du travail ivoirien : la seconde validation en cours sur la supervision de l’OIT

La photo de famille des membres présents à cet atelier sur le code des travailleurs ivoiriens.
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L’Organisation internationale du travail (OIT) a organisé, en collaboration avec le Bureau des Activités pour les Travailleurs (ACTRAV), dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Commerce au service du travail décent », un atelier pour la validation du guide des droits des travailleurs ivoiriens. C’était le lundi 6 novembre 2023, à Abidjan, dans la commune du Plateau.

En effet, cet atelier avait pour objectif de présenter le guide des travailleurs ivoiriens sur lequel a travaillé un consultant pour sa mise à jour et sa validation tripartite (gouvernement-employeurs-travailleurs). Les participants ont donc été appelés à contribuer à sa mise à jour au regard de l’évolution de la législation, de faciliter les discussions autour dudit guide entre les mandants tripartites etc.

Le directeur du Bureau de pays de l’OIT, Frédéric Lapeyre.

Frédéric Lapeyre, directeur du Bureau de Pays de l’OIT à Abidjan-Côte d’Ivoire a salué cette initiative. Pour lui, la vulgarisation de cet outil après sa validation va pouvoir contribuer à la paix sociale au sein de l’entreprise et garantir la bonne protection des droits du travailleur. « Au tant il est important de définir les règles dans le code du travail, le décret d’application, autant il est important que les acteurs du monde du travail les connaissent et les maîtrisent et aussi puissent les appliquer », a indiqué Frédéric Lapeyre.

Indiquant que l’un des défis majeurs est l’application de ce code de travail avec l’existence de l’économie informelle regroupant 80% de travailleurs, le directeur du Bureau de Pays de l’OIT a dit qu’il est « essentiel de rendre plus accessible, plus compréhensible, les droits des travailleurs afin qu’il puisse avoir une résolution des conflits. »

Prof Dacoury Koudou David a parlé au nom du collège des 5 centrales syndicales (UGTCI, CISL-Dignité, FESACI, UNATRCI, Humanisme), au compte des travailleurs de Côte d’Ivoire.

Aussi, Frédéric Lapeyre qui a félicité les parties prenantes à cet atelier a indiqué que cette seconde validation de ce document du code du travail s’inscrit dans la droite ligne de son édition. En précisant que cela fait partie des principes de l’OIT qui exige une validation tripartie afin que tous les acteurs du monde du travail s’accordent sur ce que deviendra ce document.

Prof Dacoury Koudou David, au nom du collège des  5 centrales syndicales (UGTCI, CISL-Dignité, FESACI, UNATRCI, Humanisme), représentant les travailleurs, a indiqué que ce guide doit être censé prendre la forme souhaitée dans le cadre du respect des droits des travailleurs, après qu’ils vont apporter à cet atelier, leurs critiques, leurs propositions et leurs recommandations.

Bodo Léopold a parlé au compte du patronat de la CGECI (employeurs).

« Et cela doit être de nature à nous permettre, s’il est validé, d’aller à la phase de sensibilisation pour que les travailleurs puisse s’en imprégner véritablement », a-t-il dit, en précisant que les travailleurs appellent de tous leurs vœux, ce guide qui est censé consigner l’essentiel des droits reconnus aux travailleurs ivoiriens.  « Et nous osons croire qu’il va répondre à nos aspirations pour que les travailleurs soient à leur aise pour donner le meilleur d’eux-mêmes, pour le bien-être de notre société.

Bodo Léopold, responsable Emploi-formation à la CGECI, a, au nom des employeurs, lancé un appel aux gouvernants. Il leur a fait savoir qu’ils attendent impatiemment le décret d’application du code du travail ivoirien depuis sa sortie en 2015. Le représentant des employeurs a expliqué que sur 65 décrets qui sont sortis, seulement, 9 décrets ont bénéficié d’un décret d’application.

Aussi a-t-il fait l’historique de ce code du travail. Tout en reconnaissant que le code du travail de 2015 sur lequel ils travaillent à cet atelier a contribué à l’amélioration significative des relations entre travailleurs et employeurs, Bodo Léopold n’a pas manqué de souligner que ce code a une interprétation divergente chez la plupart des  magistrats et avocats.

« La plupart des chefs d’entreprise et des responsables de ressources humaines n’ont pas toujours une interprétation claire de cette loi et de ses décrets d’application ainsi que des jurisprudences applicables en la matière », a-t-il ajouté.  En somme, le représentant des employeurs ivoiriens a rassuré l’OIT de leur entière disponibilité à la mise en œuvre du document final pour le bonheur de tous.

Benoît Kadjo

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