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Grand-Bassam : L’historien Akueson Nandouhard explique la contribution de « l’Adjanou » dans la libération de la Côte d’Ivoire coloniale.

La photo de famille après la conférence.
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Le dimanche 03 août 2025, la salle des rencontres du musée des costumes de la ville historique de Grand-Bassam a abrité une importante conférence sur le thème « La première marche sur Bassam, le 03 août 1949 avec les femmes de l’Adjanou ».

Organisée par Global Tourisme et la Fondation MCK, cette conférence animée par l’historien et écrivain Akueson Nandouhard, avait pour objectif de montrer la contribution de la danse « Adjanou » dans la libération de la Côte d’Ivoire pendant la colonisation.

Le conférencier, Akueson Nandouhard, pendant sa démonstration.

Le conférencier a d’abord défini cette danse qui, selon lui, est pratiquée seulement que par la femme. « Adjanou est une danse sacrée des femmes Baoulé et Agni qui se danse la nuit. Étymologiquement, « Adja » c’est Barrer et « Nou » c’est dedans, donc Adjanou c’est Barrer dedans », a-t-il dit.

Akueson Nandouhard a fait savoir que les initiatrices de cette danse à Abidjan sont Mamie N’doli Amoin de Toumodi et Marcelline Sibo de Bongouanou. Le conférencier dira aussi que c’est l’arrestation de la dernière citée qui a provoqué la première marche le 03 août 1949.

« Cette marche, on en parle peu. Mais l’Adjanou a été reprise le 24 décembre 1949 à 5h du matin pendant la grande marche historique », a indiqué Akueson Nandouhard, directeur général de Global Tourisme. Selon lui, la pratique de cette danse a eu des effets positifs quant aux résultats de la marche du 24 décembre 1949. Ainsi, soutient-il que « l’Adjanou fut une arme redoutable contre la colonisation en 1949. » Pour le conférencier, de nos jours, la pratique de cette danse est en déclin.

La représentante de la Fondation MCK, encadrée par le conférencier Akueson et un invité.

Représentant la Fondation MCK à cette activité, Aminata Traoré née Camara, fille de l’un des huit prisonniers de 1949, en la personne de Camara Lamad, a traduit sa gratitude aux personnalités présentes.

Elle n’a pas manqué de dire les motifs de la création de la Fondation MCK qui œuvre à rendre hommage aux treize (13) épouses des huit (08) détenus de la période coloniale, précisément de février 1949. Elle a donc fait savoir quelques activités menées par la fondation et ses partenaires depuis sa création. Notons que Des produits chocolat portant la marque de la marche des femmes en décembre 1949 ont été présentés au public qui les a dégustés et appréciés.

Hipson Kanon

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