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Festival Sud-Comoé Agnintiè : La 8è édition pour des solutions à la problématique de l’orpaillage illégal régional

Photo de famille avec les autorités administratives et traditionnelles.
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La 8ème édition du festival Sud-Comoé Agnintiè se tiendra du vendredi 20 au dimanche 29 mars 2026, à Aboisso, capitale régionale du Sud-Comoé. L’information a été donnée ce vendredi 20 février 2026, à l’occasion de la cérémonie de lancement qui a eu lieu à Abidjan-Plateau, au Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), en présence d’un parterre d’autorités administratives et traditionnelles, et des cadres de la région. Il s’est fait en présence du président du CESEC, Dr Eugène Aka Aouélé, également président du Conseil régional du Sud-Comoé.

Présentant les grandes articulations de cette édition placée sous le thème « Orpaillage clandestin dans le Sud-Comoé : état des lieux et solutions », le commissaire général du festival, Animan Paul Koffi, a d’abord rappelé les objectifs spécifiques avant de traduire ses remerciements aux différents partenaires qui accompagnent l’événement depuis sa création en 2017.

L’honneur est revenu au premier responsable du Conseil régional du Sud-Comoé, le président Eugène Aka Aouélé, de donner la substance du thème choisi pour la 8è édition qui bénéficie déjà d’un engouement remarquable à travers son lancement. Pour lui, la problématique de l’orpaillage illégal est une préoccupation inquiétante pour les populations, mais également pour les plus hautes autorités du pays.  »

Le commissaire général du Festival Sud-Comoé Agnintiè.

« C’est pourquoi, le Festival Sud-Comoé Agnintiè qui a, depuis sa création, l’ambition de construire une région forte, unie et prospère, a décidé pour la présente édition de toucher du doigt cette problématique, en lui consacrant un cadre d’analyse rigoureux et de propositions concrètes à travers le colloque qui réunira les autorités administratives et politiques, les forces de défenses et de sécurité de même que les chefferies traditionnelles et les populations riveraines », a-t-il déclaré.

Le festival Sud-Comoé Agnintiè, au-delà de sa vocation culturelle, veut interpeller les consciences et susciter des actions concrètes face aux défis majeurs auxquels la région est confrontée. Dr Eugène Aka Aouélé n’a pas manqué de faire savoir les impacts sociaux et environnementaux de l’orpaillage illégal qui ronge les territoires et hypothèque l’avenir des populations.

« Ce phénomène, loin d’être marginal, s’est progressivement mué en une menace grave et multiforme. Il met en péril notre environnement, compromet la santé de nos populations et fait peser sur les générations futures un lourd héritage de désolation (…). Les communautés vivant à proximité de ces sites sont confrontées à la pollution, à la précarité et à une dégradation progressive de leurs conditions de vie », a-t-il déclaré.

La photo de famille avec les partenaires.

Selon le président Aka Aouélé, cet amer constat impose une responsabilité collective. « En tant que collectivités territoriales, autorités administratives, chefs traditionnels, acteurs de la société civile et citoyens engagés, nous devons unir nos intelligences, conjuguer nos efforts et coordonner nos actions pour éradiquer durablement la prolifération de cette activité funeste dans notre région », a-t-il souligné. C’est pourquoi, il a encouragé chacune et chacun à s’engager pleinement dans ce processus.

Pour sa part, le préfet de région par intérim, Alexandre Kouadio, préfet du département de Tiapoum a félicité le président du Conseil régional et le commissariat général pour le choix de ce thème qui est plus que d’actualité. En somme, il a exhorté les jeunes à se détourner de cette activité et à s’orienter vers les projets porteurs initiés par le Conseil régional.

Hipson Kanon

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