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‎Médias en Côte d’Ivoire : 20 journalistes formés en JRI reçoivent leurs diplômes en présence du ministre de la Communication

La photo de famille avec les autorités.
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‎La 5e promotion de Journalistes Reporters d’Images (JRI) a officiellement fait son entrée dans le paysage médiatique ivoirien de l’audiovisuel. Après plusieurs mois d’apprentissage intensif, ces nouveaux professionnels de l’information ont reçu leurs diplômes lors d’une cérémonie solennelle organisée à l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC Polytechnique) d’Abidjan. Une cérémonie présidée par le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, qui a saisi l’occasion pour rappeler aux nouveaux diplômés l’exigence d’éthique qui doit guider leur métier a eu lieu le vendredi 06 mars 2026 au sein de l’ISTC Polytechnique d’Abidjan Cocody.

‎Dans un discours ferme, le ministre a invité les nouveaux JRI à cultiver la rigueur et la responsabilité dans un environnement médiatique de plus en plus dominé par la vitesse et les réseaux sociaux. Pour lui, la différence entre un journaliste professionnel et un simple internaute réside dans la capacité à vérifier l’information avant sa diffusion.

‎« Votre valeur ajoutée réside dans votre capacité à vérifier, hiérarchiser et analyser l’actualité avec professionnalisme et rigueur », a-t-il insisté devant les diplômés et leurs encadreurs.

‎Dans un contexte où l’information circule à une vitesse d’un éclair, le ministre a mis en garde contre la tentation du sensationnalisme et la quête effrénée du buzz. Une dérive qui, selon lui, menace la crédibilité du journalisme.

La photo de famille avec les membres de l’UPLCI.

‎« Ne cédez pas à la facilité ni à la frénésie du buzz. Soyez ceux qui construisent l’opinion par des faits vérifiés et des récits constructifs », a-t-il exhorté.

‎Pour Amadou Coulibaly, la liberté d’expression reste une valeur essentielle, mais elle ne peut s’exercer sans responsabilité. Il a également rappelé que le diplôme remis ce jour ne constitue pas un aboutissement, mais plutôt le début d’un long parcours professionnel.

‎« Ce parchemin que vous recevez aujourd’hui n’est pas une fin en soi. Il marque plutôt un autre départ dans l’exercice de ce noble métier », a-t-il souligné, avant d’assurer que les doléances des auditeurs seront étudiées en tenant compte des moyens disponibles.

‎Prenant la parole à son tour, le directeur général de l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication, Toa Agnini Jules Evariste, a exprimé sa reconnaissance aux partenaires institutionnels ayant contribué à la réussite du programme.

‎Il a notamment salué l’appui de l’Agence de Soutien et de Développement des Médias (ASDM), dont le financement permet à l’établissement de poursuivre sa mission de formation des professionnels des médias.

‎Selon lui, la formation JRI « média global » dépasse largement le simple apprentissage technique. Elle vise à préparer des journalistes capables de faire face aux mutations profondes du secteur, marquées par la digitalisation et la mondialisation de l’information.

‎« Vous portez désormais le sceau de l’ISTC Polytechnique. Ce parchemin est une arme de vérité et de construction nationale », a-t-il déclaré à l’endroit des nouveaux diplômés, tout en leur souhaitant plein succès dans leurs carrières.

‎Au nom de ses camarades, le porte-parole de la promotion 2026, San Séverin, est revenu sur les quatre mois de formation intensive qui ont façonné cette nouvelle génération de reporters.

‎« Quel parcours ! Exigeant, passionnant et parfois éprouvant », a-t-il confié, évoquant les moments de doute, mais aussi les joies qui ont jalonné l’apprentissage.

‎Selon lui, au début de la formation, la notion même de journaliste reporter d’images restait floue pour plusieurs auditeurs. Mais cent jours plus tard, la promotion se dit prête à affronter le terrain.

‎« Nous sommes désormais des storytellers. Nous racontons des histoires pour impacter, susciter des vocations, alerter et appeler au changement », a-t-il affirmé.

‎Le porte-parole a également exprimé la gratitude de la promotion envers l’État ivoirien, le ministère de la Communication, l’ASDM, l’ISTC, la Commission d’Accès à l’Information d’Intérêt Public et aux Documents Publics (CAIDP) ainsi que l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) de France pour leur contribution à la formation.

‎Profitant de la tribune, les auditeurs ont formulé plusieurs doléances pour renforcer l’efficacité du programme. Parmi les principales préoccupations évoquées figurent le renforcement des équipements pédagogiques, notamment les caméras, trépieds, kits sonores, smartphones et ordinateurs, d’un véhicule tous destinés aux exercices pratiques.

‎La promotion a également plaidé pour la mise en place d’un mécanisme permettant aux nouveaux diplômés de disposer d’un équipement de base pour démarrer immédiatement leur activité professionnelle.

‎Le ministre dit avoir pris bonne note et analysera les cas en fonction des ressources disponibles. En plus du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement ivoiriens, étaient présents les responsables des structures sous-tutelle tels que le président de l’ANP, Samba Koné, le directeur général de l’ASDM, Méité Sindou…

Il faut préciser que 5 membres de l’Union des Patrons de la Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPLCI) font partie de cette 5ème promotion.

‎‎Upl-ci

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