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3ème sommet du G54 pays Afrique sur la ZLECAF et le MAEP : Innocent Oka rassure sur le problème de l’emploi des jeunes

Le paneliste Innocent N'Guessan Oka, directeur de l'emploi des jeunes au District autonome d'Abidjan
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Innocent N’Guessan Oka, directeur de l’emploi des jeunes au District autonome d’Abidjan est intervenu le mercredi 05 juin 2024 à la médiathèque de Niangon à gauche dans la commune de Yopougon. C’était  à la faveur de la troisième édition du sommet du G54 pays Afrique dont le thème est « Un avenir panafricain inclusif: la ZLECAF et le MAEP au service de la jeunesse ». Le paneliste s’est, à cette occasion, exprimé sur les réponses du  gouvernement ivoirien en matière de l’emploi des jeunes en Côte d’Ivoire.

Innocent N’Guessan Oka, directeur de l’emploi des jeunes au  District autonome d’Abidjan a fait une communication le mercredi 05 juin 2024 lors du jour 2 du sommet des G54 pays Afrique. Son intervention a porté sur « Accès aux marchés et financement de la jeunesse : quels sont les mécanismes et investissements pour soutenir les initiatives des jeunes et comment faciliter l’accès des jeunes entrepreneurs aux marchés africains et internationaux? »

Ce sous-thème est en rapport avec le thème général « Un avenir panafricain inclusif la ZLECAF et le MAEP au service des jeunes. » « Le District autonome d’Abidjan au niveau institutionnel a mis en place une direction qui est consacrée de façon spécifique à l’emploi des jeunes et indépendamment de cela, nous avons un centre incubateur qui reçoit les jeunes du district d’Abidjan autonomes d’Abidjan qui sont porteurs de projets et afin de faire en sorte de faire une meilleur sélection des projets », a d’emblée  rassuré le paneliste.

Le directeur de l’Emploi a poursuivi pour dire qu’il existe également à côté de cela le prix Alassane Ouattara du jeune entrepreneur émergent pour accompagner tous les jeunes porteurs de projets. Afin de permettre à ceux-ci de développer toute la plénitude de leurs capacités et moyens. Innocent N’Guessan Oka s’est aussi exprimé sur la communication faite autour de ce prix et compte en faire davantage.

« Nous sommes à plusieurs éditions déjà de ce prix. Donc les jeunes sont au courant. Mais nous allons également faire en sorte que tous les jeunes ivoiriens puissent être informés pour recevoir le maximum de personnes pour l’organisation de ce prix », a-t-il insisté.

Bien avant, le spécialiste s’est exprimé, en long et en large, sur cette question de l’accessibilité des jeunes aux marchés de l’emploi qu’il a jugé effectivement réelle. Ainsi pour y remédier, le directeur Oka a suggéré que l’on mette en avant la question de la formation et celle de l’encadrement au niveau institutionnel. Afin que  le jeune qui est livré à lui-même lorsqu’il conçoit un projet et tente de le mettre en œuvre puisse être accompagné au maximum, lorsqu’il manque de ressources financière.

« C’est à nous acteurs du développement local de faire en sorte de mettre sur pied les meilleurs mécanismes pour les accompagner. C’est la raison pour laquelle, il a salué au passage les efforts du gouvernement ivoirien au plus haut niveau concernant la création d’un Ministère chargé de façon spécifique de la question de l’emploi des jeunes. Il a, par ailleurs, encouragé la jeunesse  à se rapprocher dudit ministère ainsi que les autres structures qui traitent de la question.

Quant à la question de savoir la contribution des jeunes dans la recherche de la paix  et la sécurité en faisant à l’illusion à la ZLECAF, Arsène Konan analyste socio-politique et gouvernance, par ailleurs, gestionnaire de projet, a déclaré que déjà cette zone de libre-échange était une opportunité, c’est-à-dire, un projet en gestation en voie de consultation.

« C’est une opportunité pour les jeunes et l’Afrique de mutualiser les compétences, les ressources et les opportunités », a-t-il reconnu. Selon lui, les jeunes des pays africains pourraient ainsi saisir au bon cette occasion afin de pouvoir se retrouver et partager leurs expériences, en jouant davantage un rôle positif, en faveur de la paix et la sécurité, chacun dans son contexte respectif. Et pourquoi pas ne pas perpétuer cela sur tout le continent en se nourrissant des expériences d’autres pays, en se bonifier en termes d’apport en matière de culture de la paix, la sécurité, à la cohésion sociale.

Pour Arsène Konan, c’est un rôle d’engagement prépondérant pour le citoyen, un rôle de participation politique. L’expert a ajouté que la zone de libre-échange était par essence une zone économique qui regroupe les micros marchés des pays pour en faire un grand marché de plus d’un milliard de consommateurs. « C’est une bonne chose. C’est aussi que ces opportunités à relents économiques peuvent permettre de pouvoir travailler a plus d’intégration sous-régionale et continentale », a-t-il confié.

Cyriac Gbogou, co-fondateur de Ovillage et W., président de Archivistes et Israël Guebo, président du Thunk thank Côte d’Ivoire faisaient également partie  des panelistes de cette journée. Ceux-ci sont respectivement intervenus sur les sous-thèmes « Transition numérique, innovation technologie et accès aux tics dans l’accélération de la ZLECAF » et « Comprendre les nouveaux défis : Fake news, désinformation, cybercriminalité, discours de haine et intelligence artificielle. »

  Hélène Aka

PROPOS RECUEILLIS…

Shurweryimana Claudine Burundaise (Vice-présidente du Conseil de surveillance de l’Association pour une jeunesse africaine progressiste (AJAP)) :

« Je suis venue participer au 3ème sommet panafricain des jeunes de la ZLECAF pour porter notre voix… »

Je suis venue participer au 3ème sommet panafricain des jeunes de la ZLECAF pour porter notre voie qui pourrait avoir un impact pour les pays qui ont ratifiés et ceux qui ne l’ont pas encore fait et qui  connaissent les préoccupations des jeunes.

Personnellement, j’ai été touchée par les présentateurs et les panels qui se sont déroulés parce que les thèmes qui ont été choisis sont d’actualités et cherchent vraiment à trouver des solutions d’un niveau d’intégration au niveau de la ZLECAF et pour la profitabilité des pays, que ce soit ceux qui ont déjà ratifiés ou ceux qui ne l’ont pas fait.

Afin que l’Afrique marche dans ces pas pour aboutir à un  développement de prospérité et intégral. Oui moi, je crois à l’intégration africaine mais je n’ignore pas le fait qu’il y ait des défis qui devraient être réglés pour que l’intégration soit effective et une réalité.

Gbaou Linda (Linguiste de formation, entrepreneure dans les épices et l’agro-alimentaire) :

«Il y a eu plusieurs panelistes qui se sont évertués à nous donner beaucoup d’information » 

Oui, j’aime et apprécie tout ce qui se passe depuis mardi jusqu’à ce jour. Il y a eu plusieurs panelistes qui se sont évertués à nous donner beaucoup d’information qui nous manquaient. Il y a des choses que l’on prenait pour acquises mais aujourd’hui avec toutes ces informations que nous avons reçues, je crois que l’on va aller revoir les connaissances que nous avions puis les compléter avec les enseignements de ce jour.

Non seulement au niveau intellectuel mais surtout au niveau de l’entrepreneuriat. Là-dessus j’exhorte tous les jeunes africains à s’imprégner de ce genre d’informations de sommet comme celui-ci  et ne pas se soustraire de ce genre de rendez-vous.

Parce que c’est  important. Et que l’Afrique ne sera développée qu’avec les jeunes hommes leaders d’aujourd’hui, la force vive de la nation de demain. Et quelqu’un d’autre ne le fera à notre place. Sinon l’on ‘est parti pour vivre les mêmes problèmes qui ne vont jamais finir. Et l’on accusera les autres pays  d’être à la base de nos malheurs.

C’est un sentiment de joie. Je suis heureuse de participer à ce sommet. J’espère que l’initiative touche les décideurs afin de nous aider et que cette  initiative perdure dans le temps. Je lance un appel à tous les journalistes ici présents pour la couverture médiatique de cet événement. C’est pourquoi je vous félicitate pour la large couverture que vous allez faire de ce sommet et des différents sujets. Parce que ce qui est discret que l’on montre ici et là ne profite pas  à l’Afrique. Et des rencontres  comme ce sommet devraient toucher la majorité de la jeunesse africaine.

 

Par Hélène Aka

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