Les autorités ivoiriennes ont intensifié leurs opérations contre les sites d’orpaillage illégal, notamment à travers le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI), présent dans la région du Gontougo. Créé en 2021 sous l’autorité du Conseil national de sécurité, ce dispositif a notamment pour mission de démanteler les sites clandestins, de saisir les équipements et d’empêcher leur reconstitution.
Le parcours effectué de Bondoukou à Laoudi-Bâ (sur l’axe Bondoukou-Bouna) a permis de constater l’engagement des forces de l’ordre dans cette lutte contre la destruction du couvert terrestre. Plus de six barrages érigés par la gendarmerie nationale ont ainsi été inventoriés le long de l’axe, signe d’un renforcement visible du dispositif de contrôle dans la zone.
Fait notable, les populations qui, d’ordinaire, quittaient Bondoukou et les villages environnants pour investir les collines de Kouassi-Dava, Séréhoudé et Kiendi-Bâ ont déserté ces sites, dissuadées par les mesures de répression. Les montagnes semblent ainsi retrouver une certaine quiétude, après des années d’activité aurifère clandestine.
Le chauffeur du taxi n’a pas manqué de confirmer ce constat. Selon lui, la présence renforcée des forces de l’ordre a considérablement réduit les déplacements des orpailleurs vers les sites autrefois très fréquentés.
Il convient ainsi de saluer ces mesures. Car la Côte d’Ivoire était à la croisée des chemins : survivre ou disparaître sous le coup de boutoir de ces individus. C’est-à-dire, entre la préservation de ses forêts, de ses terres et de ses ressources en eau, et la poursuite d’une exploitation illégale qui ronge le territoire, le choix ne souffrait plus d’attendre.
Félix Yao
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