Assié-Koumassi, dans le département de Bongouanou, est plongée dans la tristesse après la mort tragique de la veuve Koua somela Élisabeth dit « Mmokan Somla », une choriste bien connue de la communauté méthodiste locale, tuée lors d’une attaque armée à son domicile, le samedi 17 octobre 2026.
La ville d’Assié-Koumassi, chef-lieu de sous-préfecture situé dans le département de Bongouanou, dans la région du Moronou, est sous le choc. La nouvelle du décès tragique de Koua somela Élisabeth, veuve de son état, affectueusement appelée par ses proches et les membres de sa communauté religieuse « Mmokan Somla », a plongé les populations dans une profonde consternation.
Selon le témoignage qui a annoncé le drame, cette choriste émérite a perdu la vie le samedi 17 octobre 2026, aux environs de 19h30 lors d’une attaque armée de trois (3) braqueurs, survenue à son propre domicile. C’est au cours de cette attaque que cette dernière a reçu un coup de fusil à bout portant venu de l’un de ces 3 braqueurs après son retour de ses travaux champêtres vers 17h.
Ces braqueurs à la recherche de la recette du jour du gérant d’une agence Orange Money de la ville dont la victime en est la propriétaire, auraient suivi le gérant nommé Ebré Kangah qui se trouve être le petit frère de cette dernière jusqu’à son domicile. Et c’est là-bas que l’un des trois (03) braqueurs a tiré à bout portant sur cette dernière.
Lorsque les braqueurs sont arrivés à la maison, elle était à la cuisine. Koua somela Élisabeth aurait prêté attention lorsque les malfrats qui suivaient son petit frère ont brisé l’ampoule qui éclairait la cour. Et c’est certainement de là qu’est parti le coup alors qu’elle cherchait à connaitre l’origine de l’ampoule brisée.
Ces tueurs ont pu, selon le même témoignage, emporter un butin de leur forfaiture issue des recettes d’une quincaillerie, des ventes des cahiers, et du transfert d’unités mais pas le butin visé de l’agence d’Orange Money.
Au-delà de la douleur provoquée par cette disparition brutale, c’est toute la communauté méthodiste qui pleure l’une de ses fidèles choristes. Reconnue pour son engagement et son dévouement, « Mmokan Somla » contribuait, par sa voix et sa participation aux chants religieux, à l’animation des cultes et à la vie spirituelle de sa communauté religieuse.
Sa disparition laisse ainsi un grand vide parmi les fidèles, les membres de la chorale et les habitants d’Assié-Koumassi, profondément éprouvés par cette tragédie. L’émotion est d’autant plus vive que le drame s’est produit au domicile même de la victime, un lieu censé offrir protection et sécurité. Cette attaque mortelle soulève une nouvelle fois la question de la sécurité des personnes et des biens au sein des communautés.
Pour les populations de la ville, qui déplorent de plus en plus l’insécurité grandissante dans cette ville d’Assié-Koumassi, il faut retrouver ces malfaiteurs afin qu’ils paient les conséquences de leur crime odieux. La mutuelle avait saisi auparavant, par écrit, les autorités administratives en vue de régler cette affaire d’insécurité grandissante dans cette localité. Mais jusque-là rien n’a été fait.
Face à cette épreuve, les pensées et les prières se tournent vers la famille biologique de la défunte, ses proches, les membres de sa chorale ainsi que l’ensemble des fidèles de la communauté méthodiste.
En attendant que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette attaque, la ville d’Assié-Koumassi reste marquée par la disparition brutale d’une femme dont le courage, la résilience, la voix et l’engagement religieux ont profondément marqué son entourage et sa ville.
Avec la mort brutale de Koua somela Élisabeth dit « Mmokan Somla », c’est une voix qui s’éteint, mais aussi une communauté qui perd l’une des siennes dans des circonstances particulièrement douloureuses.
Benoît Kadjo