Dans le cadre du projet Action Climatique Féministe en Afrique de l’Ouest (ACF-AO), l’Inades Formation et ses partenaires dont Solidarité, Union et Coopération (SUCO), une organisation canadienne et Affaires mondiales Canada (AMC), ont organisé un atelier de plaidoyers menés auprès des autorités au niveau régional.
Le projet ACF-AO a pour objectif d’améliorer la capacité d’adaptation et de résilience des communautés locales, en particulier des femmes et des jeunes, dans les régions côtières et insulaires de la Côte d’Ivoire, face aux effets du changement climatique.
Après les localités de Jacqueville, Grand-Lahou et Adiaké, c’est la ville historique de Grand-Bassam qui a abrité la dernière étape ce jeudi 14 août 2025. Il s’agissait de permettre aux communautés de faire entendre leurs voix auprès des autorités capables d’apporter des solutions concrètes à leurs difficultés.
Cette rencontre présidée par le sous-préfet de Grand-Bassam, Chantal Kouakou épse Kossonou, a vu la présence du représentant du président du Conseil régional, Jean-Paul Elloh, du représentant du maire de la commune, Aboubacar Méïté, des représentants des chefs de service des Eaux et Forêts, et des Ressources Animales et Halieutiques, et des autorités traditionnelles.
Dans son mot de bienvenue, le représentant du maire Jean-Louis Moulot a souligné que les effets du changement climatique sont réels sur les activités de sa commune. Ainsi dira-t-il que ce projet apporte une réponse concrète aux femmes et aux jeunes.
Il n’a pas manqué de réaffirmer l’engagement de la municipalité à soutenir les initiatives pour la protection du littoral. Ouvrant cet atelier de Grand-Bassam, le sous-préfet a indiqué que ces formations ne sont pas de simples ateliers, mais des leviers d’autonomie permettant à chacun de faire entendre sa voix, de défendre ses droits, et de proposer des solutions adaptées à son environnement.
« C’est une étape essentielle pour que les réalités vécues sur le terrain soient entendues », a-t-elle souligné. Chantal Kouakou n’a pas manqué de remercier les organisateurs.
Les travaux ont débuté par la présentation du projet ACF-AO par la coordinatrice Olivia Gbodo qui en a défini les différents axes que sont la protection de l’environnement, l’autonomisation des femmes, et le renforcement des capacités pour mener les plaidoyers. À sa suite, l’expert environnement du projet, Jacques Kirioua a présenté la note de plaidoyer intitulée « Grand-Bassam face aux inondations : pour une action urgente, inclusive et durable ».
À l’issu de son exposé, des recommandations stratégiques ont été faites autour de cinq points : améliorer les infrastructures de drainage et d’évacuation des eaux, renforcer la planification urbaine durable, restaurer les écosystèmes protecteurs, mobiliser les communautés et renforcer la résilience locale, et renforcer la coordination institutionnelle et le financement. Selon lui, ce plaidoyer est un appel à l’action collective, solidaire et responsables pour que chaque goutte de pluie devienne une ressource, et non une menace.
Les participants dont les responsables de l’association « Sonlan Kon in Zalê » d’Azuretti et la coopérative des pêcheurs et mareyeuses (Coopema) de Moossou ont également présenté chacune leurs plans d’actions. À la fin des échanges, le sous-préfet de Grand-Bassam, tout comme les représentants du Conseil régional et de la Mairie, a dit toute sa satisfaction. Elle a promis transmettre les recommandations et les préoccupations des communautés aux autorités compétentes afin de trouver des solutions durables.
Hipson Kanon