District Autonome d’Abidjan : Dr Cissé Ibrahim Bacongo, après 365 jours de gouvernance : « Je dirai que ma mission est une mission difficile »

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Cissé Ibrahim Bacongo, ministre gouverneur du District autonome d’Abidjan (DAA), a animé le jeudi 16 janvier 2025, une conférence de presse, en vue de se prononcer sur ses 365 jours passés à la tête du DAA après sa prise de fonction. C’était dans la salle Félix Houphouët Boigny du DAA à Abidjan dans la commune du Plateau. A cette occasion, il a fait le bilan de ses activités de l’année écoulée et parlé des perspectives pour 2025.

« 365 jours après, quel bilan et perspectives du District Autonome d’Abidjan ? », était le thème de cette conférence de presse à laquelle étaient conviées les journalistes des médias nationaux et internationaux. Pour le ministre gouverneur du DAA, l’histoire reconnaîtra qu’il a fait son boulot dans l’intérêt commun. « On ne peut pas espérer se développer sans faire des sacrifices. C’est impossible … », a-t-il indiqué en paraphrasant selon ses propres termes, le président Béninois, Patrice Talon. « Je dirai que ma mission est une mission difficile », a-t-il déclaré.

Toutefois, M. Bacongo a révélé l’avoir acceptée en pleine conscience en sachant qu’il ferait du tort à beaucoup de personnes « des inconnus comme des amis, des parents, des anonymes comme des illustres. » A en croire le conférencier, ce n’était pas de gaieté de cœur qu’il prenait ces décisions difficiles, mais salutaires pour tous.

Une vue de la salle de conférence.

Pour ses actions, Cissé Ibrahim Bacongo a expliqué que sa priorité a été de privilégier l’action sur le terrain en se conformant strictement aux dispositions des textes en vigueur. « Au regard de ces textes, ma mission est claire : restaurer l’ordre urbain en vue d’améliorer le cadre de vie et le bien-être des populations du District Autonome d’Abidjan, mais aussi créer les conditions qui vont permettre d’accélérer le développement », a-t-il fait comprendre.

Parlant de restaurer l’ordre urbain, l’ancien maire de Koumassi s’est référé à une étude réalisée en 2014 par les professeurs chercheurs Christian Bouquet et Irène Kassi-Djodjo qui indiquent que « la restauration de l’ordre urbain est une réponse au désordre urbain, c’est-à-dire, une appellation génétique des effets néfastes et négatifs de l’urbanisme incontrôlée etc. »  Il concerne, à l’en croire, entre autres, les quartiers précaires, de véritables villages transposés en ville, les occupations illégales des espaces publics, les installations anarchiques…

Le ministre gouverneur du DAA a affirmé que les actions qu’il a menées dans le cadre de la lutte contre le phénomène du désordre urbain ont été articulées autour de trois axes. Il s’agit d’une part, du traitement des zones à risques, dont la cartographie a été élaborée dans le cadre du plan ORSEC par l’Office national de la protection civile (ONPC), d’autre part, de la gestion des espaces publics illégalement occupés et enfin, de la libération des espaces et voies publics par l’application sur l’interdiction de la mendicité.

Cissé Bacongo, concernant le premier axe, a mentionné que 20 sites environ, sur les 176 au total, ont fait l’objet d’un traitement d’urgence. Ce sont, a-t-il confié, les sites de Boribana, de Banco 2, de Colombie, du Zoo, quartier abattoir de Port-Bouët ainsi que de certaines emprises de hautes tensions. Pour le ministre gouverneur Bacongo, au-delà des rumeurs fantaisistes et de propagandes, toutes ces actions ont fait l’objet d’une sensibilisations et parfois des délais de préavis ont été observés.

Notamment, à travers la publication de la liste des 176 sites à risque par l’ONPC. Le ministre gouverneur du DAA a regretté, cependant, les reproches de manque de communication, d’empathie et d’humanisme. « Nous avons assisté alors à un ballet honteux, pittoresque et pitoyable, à Gesco, d’hommes politiques peu vertueux. Certains d’entre eux ont même poussé le ridicule jusqu’à aller se pincer le nez dans la foule, pour éviter de sentir les odeurs que respirent au quotidien, ces populations » a-t-il critiqué.

Dr Cissé Ibrahim Bacongo, au sujet des perspectives pour l’année 2025, a déclaré que les défis majeurs que le DAA aura à relever, porteront sur les transports, la fluidité routière, la gestion des ordures ménagères, l’aménagement et l’embellissement des espaces publics et les actions sociales et culturelles. Par exemple, en matière de politique sociale et culturelle, il a révélé aux hommes des médias, le projet de construction d’un siège pour la chefferie Atchan ainsi que l’augmentation de la dotation budgétaire du prix ADO du jeune entrepreneur émergent qui va passer de 200 à 300 millions FCFA.

Le ministre gouverneur Cissé Ibrahim Bacongo avait à ses côtés plusieurs élus locaux dont Danho Paulin de la Mairie d’Attécoubé. Il a, par ailleurs, salué la collaboration et l’implication effective de tous les maires du District autonome d’Abidjan, en particulier, ceux de Bingerville, d’Adjamé, d’Anyama et d’Abobo.

Hélène Aka

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