Côte d’Ivoire : Le directeur général de la CNAM annonce ‘‘zéro cotisation’’ pour la CMU

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Depuis son avènement à la tête de la Côte d’Ivoire, le président Ouattara, s’est donné pour mission d’améliorer la santé des ivoiriens. C’est dans ce cadre qu’a été concrétisée la Couverture Maladie Universelle (CMU) pour des soins de qualité. Et, ce mardi 30 septembre 2025, M. Karim Bamba, directeur général de la CNAM était l’invité du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG) dans l’émission « Tout Savoir » afin de parler du ‘‘Zéro cotisation’’ dont bénéficie la population.

Le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG) dans le cadre de ses conférences hebdomadaires, avait pour invité, ce 30 septembre 2025, Karim Bamba, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), pour parler de la CMU. Surtout ‘‘du zéro cotisation’’.

Le public était présent.

La Couverture Maladie Universelle (CMU) a été instituée, dira le directeur général de la CNAM, pour apporter une réponse appropriée à la précarité des conditions de vie des populations et singulièrement celles qui ont des difficultés d’accès aux soins de santé de qualité. Le président Alassane Ouattara, s’est alors engagé dans son programme de gouvernement à assurer l’accès des soins de qualité à l’ensemble des populations résidant en Côte d’Ivoire.

Ainsi, la CMU est un système obligatoire de couverture contre le risque maladie dont l’objectif est d’assurer l’accès à des soins de santé de moindres coûts à l’ensemble des citoyens en Côte d’Ivoire (ivoiriens/non ivoiriens). Concernant la structuration de cette CMU, il faut comprendre que son architecture se subdivise en deux régimes. « Un régime contributif dénommé régime général de base financé par des cotisations des assurés à raison de 1000 FCFA/personne et par mois », a déclaré le directeur général de la CNAM.

Parallèlement à ce régime contributif, il y a un autre non contributif. Dénommé régime d’assistance médicale qui vise les ménages économiquement faibles, aux démunis et, dans lequel l’État se substitue aux assurés pour assurer le paiement des cotisations.

La gestion de ces régimes a été confiée à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) créée par décret N°2014-395 du 26 juin 2014 », a confié le Karim Bamba. Permettant ainsi à la Côte d’Ivoire de franchir des étapes déterminantes dans la mise en œuvre de la couverture maladie universelle. Tant en matière de gouvernance, de financement, d’enrôlement et d’accès des soins de santé.

« En matière de gouvernance, nous avons opté pour un modèle centralisé avec la CNAM comme cheville ouvrière de la mise en œuvre de la CMU doté d’un mandat clair et d’une autonomie administrative et financière. Cette structuration permet de piloter de manière cohérente les différentes composantes du système (identification, affiliation du recouvrement des cotisations, la contractualisation avec les prestataires de soins, les remboursements des prestations…) », a expliqué le directeur général de la CNAM.

Des questions ont été posées.

Quant au financement, la CNAM a opté pour un modèle mixte et solidaire. C’est-à-dire l’Etat prend en charge l’intégralité des cotisations et du ticket modérateur des populations les plus vulnérables. Tandis que pour les travailleurs des secteurs formels, dira Karim Bamba, les cotisations sont prélevées à la source et les charges sont reparties entre l’employeur et l’employé conformément aux principes de la solidarité contributive.

« Afin de permettre à la population du secteur informel de s’approprier la CMU, le gouvernement a pris une mesure exceptionnelle permettant à cette couche de la population enrôlée et ne bénéficiant d’aucun mécanisme de prélèvement de cotisations d’accéder aux soins de santé », a précisé le premier responsable de la CNAM.

Et d’ajouter que « ce sont 13 millions de personnes qui sont concernées par cette mesure sanitaire dont, l’impact s’élève à près de 8,7 milliards FCFA. » Initialement, confie-t-il, cette mesure devrait prendre fin le 31 août 2025. Cependant, face à l’engouement de la population cible, le gouvernement a décidé de prolonger cette initiative jusqu’au 31 décembre 2025.

S’agissant de l’enrôlement, « la Côte d’Ivoire a fait le choix à la fois d’une approche innovante et inclusive fondée sur une identification biométrique, rigoureuse visant à garantir la fiabilité des données et à limiter les risques de fraude. Cette stratégie combine des dispositifs fixes à un déploiement d’unités mobiles permettant ainsi de rapprocher l’administration des populations en particulier celles visées dans les zones les plus reculées », a-t-il affirmé.

Ajoutant en outre que les capacités opérationnelles de l’institution, ont été fortement renforcées grâce au recrutement de 4000 agents, l’acquisition de 4000 équipements d’enrôlement, l’ouverture de 34 sites d’enrôlement et l’opérationnalisation de 12 bureaux mobiles à travers des camions mobiles et dédiés à la production instantanée des cartes.

En termes de bilan, le patron de la CNAM affirme qu’à la date du 29 septembre, ce sont 21 500 000 personnes qui ont été enrôlées et près de dix millions de cartes distribuées. A ces données, il faut mentionner que ce sont 70% de centres de santé qui donnent les prestations aujourd’hui. Au niveau de la CMU, 600 pharmacies privées dispensent régulièrement des médicaments et 70.000 consultations sont effectuées par mois. Montrant ainsi, la fiabilité et surtout la confiance qui vont crescendo.

L’autre bonne nouvelle, a expliqué M. Bamba, c’est que « le gouvernement a pris une mesure de sorte que nous avons intégré au panier de soins, des pathologies lourdes (l’hypertension et le diabète) mais dans leurs aspects simples. C’est-à-dire dans un premier temps, c’est d’adopter leur forme simple qui concerne un nombre d’examens pour éviter que la crise ne se déclenche. Parce que s’il y a crise, la CMU ne peut faire face aux dépenses, comme celles d’AVC où les traitements coûtent excessivement chers. »

« La Couverture maladie universelle n’est plus un rêve mais une réalité. Elle permet de soigner de nombreux concitoyens à moindres coûts. Alors, n’ayez plus peur d’aller à l’hôpital, profitez de cette période ‘‘Zéro cotisation’’ offerte par le gouvernement de sorte qu’à la fin de cette période, chacun soit préparé à payer ses cotisations pour rendre ce système social viable », a recommandé M. Karim Bamba, directeur général de la CNAM.

Félix Yao

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