Côte d’Ivoire : Prof. Prao Séraphin au Procureur Adou Richard : « Monsieur le procureur de la République, donnez-nous des nouvelles de Amandé Ourémi » Featured

20 Mai 2020
71 times
Prof. Prao Yao Séraphin a demandé des comptes au procureur de la République dans l'affaire Amadé Oremi qui dure depuis 7 ans sans jugement. Prof. Prao Yao Séraphin a demandé des comptes au procureur de la République dans l'affaire Amadé Oremi qui dure depuis 7 ans sans jugement.

Dans l’une de ces nombreuses interventions en vue de contribuer à la marche de la démocratie en Côte d’Ivoire, Professeur Yao Proa Séraphin, enseignant à l’Université mais également homme politique, a décidé d’interpeller le procureur de la République, Adou Richard, magistrat hors hiérarchie sur l’affaire Amandé Ourémi qui avait été arrêté dans la forêt classée du Mon Péko, dans le grand Ouest ivoirien pour plusieurs crimes. 

« Si l’injustice ne vous révolte pas, vous n’êtes pas loin de la commettre », a dit Anne Barratin en 1913. Dans une démocratie, les institutions de justice doivent en permanence rechercher un minimum de partialité et de justice équitable. En effet, dans une République digne de ce nom, nul n’est au-dessus de la loi, pas même le président de la République. Les autorités ivoiriennes crient à gorge déployée que la Côte d’Ivoire est une démocratie et que toutes les institutions de la République fonctionnent à plein tube.

En tout cas, si on s’en tient aux condamnations enregistrées depuis 2011, concernant les opposants au régime, alors, il n’est pas inexact de penser ainsi. La justice ivoirienne a condamné le président Gbagbo à 20 ans, Blé Goudé également, à 20 ans alors qu’ils étaient en procès à la Haye. Récemment, le procureur Adou Richard a requis, 20 ans de prison ferme contre l’ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro. Notre justice ne chôme pas on peut dire. Cependant, le silence du procureur concernant monsieur Amadé Ourémi est incompréhensible.

Les Ivoiriens se souviennent de cet ancien réparateur de vélo puis planteur, puis chef de guerre, en Côte d’Ivoire. Il était craint car on lui prêtait des pouvoirs surnaturels. Après son refus de quitter la forêt du mont Péko, sa chevauchée soldatesque s'est arrêtée le 18 mai 2013. Mais une fois qu'on a exhibé l'arrestation de ce terroriste comme un trophée, en réalité, les Ivoiriens s’attendaient à un jugement exemplaire. Or, depuis cette date, les Ivoiriens n’ont plus de nouvelles de monsieur Amadé Ourémi, le principal acteur des tueries macabres du quartier Carrefour de Duékoué. L’arrestation et l’inculpation en mai 2013, de ce tristement célèbre, avaient représenté, pour les Ivoiriens, une avancée significative dans la procédure car elles constituaient la première mise en cause d’un « élément » proche des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

Mais aujourd’hui, les Ivoiriens se demandent si le régime Ouattara souhaite vraiment une manifestation de la vérité dans les tueries de Duékoué et aussi la destruction de notre forêt classée. Monsieur Amadé Ourémi a pourtant fourni des informations qui devraient être prises au sérieux par le procureur Adou Richard.  En effet, M. Ouérémi s’est expliqué sur le fonctionnement de son groupe armé de 126 éléments, mais également, sur les consignes  qu’il recevait de la part de la hiérarchie des FRCI, pour la prise de Duékoué. Amadé Ourémi doit rendre des comptes pour les massacres perpétrés à Duékoué et la destruction du patrimoine forestier ivoirien.

Il est admis que le procureur de la République est un magistrat du Ministère Public dans le ressort d'un Tribunal de Grande Instance (TGI) chargé de mettre en œuvre l'action publique et de représenter les intérêts de la société. Il n’a pas vocation à focaliser ses poursuites contre les opposants et les cyberactivistes, son rôle de poursuivre des individus indélicats comme Amadé Ourémi. S’il vous plait monsieur le procureur, par décence, donnez-nous des nouvelles de M. Amadé, le terroriste.

Pr. Prao Yao Séraphin

Rate this item
(0 votes)
JusteInfos

L'information mesurée et sans passion.

Website: www.justeinfo.net
Login to post comments

Entreprise: Groupe Océan Vision Communication (GOVCom) 

Capital:  5 millions de FCFA 

Siège sociale: Koumassi Sicogi 1,  80 logements Porte N° 3133 

N°RCCM N°CI-ABJ-2018-B-00937 DU 17/01/2018 

Adresse Postale: 10 BP 2856 Abidjan 10 

contacts: (225) 07 77 61 60 40 37 56 44 

GERANT
KAKOU KADJO BENOIT
 
DIRECTEUR DE PUBLICATION ET REDACTEUR EN CHEF 
 BENOIT KADJO
 
 
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION
ANGE DINAOULÊ

 

Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Galerie photo