Valorisation du patrimoine marin et côtier Africain / Quatre protocoles additionnels en renfort à la convention d’Abidjan Featured

04 Juil 2019
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Le ministre ivoirien, en charge de l'Environnement et du développement durable (EDD), Joseph Séka Séka. (Photo DR). Le ministre ivoirien, en charge de l'Environnement et du développement durable (EDD), Joseph Séka Séka. (Photo DR).

Les plénipotentiaires de la deuxième conférence de la convention  relative à la coopération en matière de protection, de gestion et de mise en valeur du milieu marin et des zones côtières de la Côte Atlantique et de la Région de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud, dénommée : Convention d’Abidjan, réunis à la Maison de l’Entreprise à Abidjan plateau, ont signé quatre protocoles additionnels au cours de la deuxième session de cette convention tenue  le mardi 02 juillet 2019.

Il s’agit des protocoles relatives à la pollution due aux sources et activités terrestres (LBSA);  aux normes et standards environnementaux liés aux activités pétrolières et gazières offshores ; à la gestion intégrée de la zone côtière (GIZIC) ; à la gestion durable de la mangrove  et à la politique de gestion intégrée des océans. Ces protocoles qui, au dire des nombreux participants, renfoncent la convention d’Abidjan signée en 1981 dans ladite ville qui porte son nom, a rencontré l’adhésion d’une bonne frange des plénipotentiaires présents. Ils ont obtenu les faveurs de quatorze plénipotentiaires issus de quatorze pays différents sur les vingt-deux pays qui ont adhéré à la convention d’Abidjan.

Justifiant la signature de ces protocoles par les pays concernés par la convention d’Abidjan, M. Abou Bamba, secrétaire exécutif de la convention, coordonnateur du plan d’actions pour la protection du milieu marin et des Zones côtières de la Région de l’Afrique de l’Ouest et du centre, (WACAF) évoque l’impertinence des solutions nationales apportées à la dégradation des zones marines et côtières des pays membres de la convention d’Abidjan. « Les réponses politiques, quand elles existent, sont pratiquement inefficaces du fait de leur fragmentation »,  a-t-il expliqué. Poursuivant, il a signifié que cet état de fait engendre une situation de crises multiples à laquelle sont confrontés les pays membres de son organisation, en occurrence : « Une crise environnementale…, une crise économique…, et une crise de l’inaction et de la perte des opportunités qu’offrent les écosystèmes marins et côtiers dans d’autres régions du monde », a-t-il ajouté.

De l’avis de nombreux participants à cette conférence, l’adoption de ces protocoles additionnels, ouvre une ère nouvelle emprunte d’espoir et de dynamisme dans la politique de gestions  côtières et maritimes  de la région couverte par la convention d’Abidjan. Le ministre ivoirien de l’environnement et du développement durable, Joseph Seka Seka, qui a présidé l’évènement, fait partie des personnes qui partagent cet avis. Lors de son discours de clôture, il n’a pas manqué de relever l’importance que revêt l’adoption de ces protocoles pour les pays membres de la convention. « La signature de ces protocoles additionnels qui viennent renforcer le cadre institutionnel  et juridique de la convention d’Abidjan, marque la fin d’un processus de revitalisation de la convention », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que : « C’est la preuve que la convention d’Abidjan est devenue mature ». Toutefois, le ministre a attiré l’attention des conférenciers sur les menaces qui pourraient ternir ce processus de revitalisation de la convention d’Abidjan, du fait du paiement irrégulier des contributions financières par les pays membres de ladite convention.

La deuxième conférence des plénipotentiaires d’Abidjan a enregistré la participation de plusieurs personnalités issues d’organisations diverses dont celles du système des Nations Unis. Elle a été rehaussée par la présence de sa majesté Nanan Amon TANOE Désiré, président de la chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, roi des N’Zima Kotoko de Côte d’Ivoire, roi de Grand Bassam, ville côtière du pays. Profitant de l’occasion, le souverain ivoirien a annoncé une concertation prochaine des rois et chefs traditionnels ivoiriens des zones marines et côtières de la Côte d’Ivoire dans la perspective d’apporter leur contribution en faveur du rayonnement de ces zones.

Info: Olivier Messou

Last modified on jeudi, 04 juillet 2019 23:29
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