Côte d’Ivoire : Education nationale : / Le message du Capeeci à la ministre Kandia et à la Cosefci pour éviter de nouvelles perturbations Featured

09 Fév 2020
94 times

Le Collectif des Associations des Parents d’Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire (Capeeci), à travers son président Kadio Aka Claude, a produit un communiqué le samedi 08 février 2020, suite à la suspension des salaires de janvier 2020 de plus de 300 enseignants après la grève de trois jours lancée par la Coalition du secteur éducation formation (Cosefci) les 28, 29 et 30 janvier 2020. Le Capeeci interpelle les enseignants et leur ministre de tutelle à accorder leur violent afin de sauver l’Ecole ivoirien qui ne se porte pas mieux. Il entend, cette fois-ci, prendre le taureau par les cornes. Pour ce faire, la Capeeci a annoncé une rencontre avec la ministre Kandia Camara afin que cette fois-ci une solution soit trouvée en vue d’éviter la situation survenue lors de l’année scolaire 2018-2019.

DECLARATION DU COLLECTIF DES ASSOCIATIONS DES PARENTS D’ELEVES ET ETUDIANTS DE COTE D’IVOIRE (CAPEECI)  REALTIVE A LA GREVE DES ENSEIGNANTS DES 28, 29 et 30 JANVIER 2020

L’Education est au cœur du développement économique et social de notre pays. Ainsi l’Education de nos enfants qui constituent l’avenir de la Côte d’Ivoire est un enjeu majeur de premier rang pour les parents, les enseignants et pour la nation toute entière. L’année scolaire 2018-2019 a été fortement perturbée par une grève commune des enseignants de la maternelle à l’université.

Ces arrêts de cours ont été terriblement ressentis par les parents d’élèves et d’étudiants aussi bien que toute la communauté éducative. Ces grèves ont eu des effets néfastes sur les différents élèves de tous les paliers, mais plus particulièrement sur les candidats aux examens à grand tirage notamment ceux du BAC de la session 2019. Cela a entrainé un fort taux d’élèves qui ont tenté d’user de la fraude pour prétendre réussir à leurs examens. 6.835 cas de fraude ont été constatés. Ces grèves ont chagriné l’ensemble des parents et leurs enfants et jeté l’opprobre sur le système éducatif ivoirien. Les syndicalistes unis ont mis fin à la grève, complètement divisés et fragilisés.

 Cette année encore, une frange de ce bloc, la Cosefci, a décidé de reprendre la grève pour trois (3) jours. Ce qui a été fait les 28, 29 et 30 janvier 2020. Suite à cette cessation de travail, les salaires de 300 enseignants grévistes à savoir les signataires du mot d’ordre et quelques militants sur l’ensemble du territoire national, ont été suspendus. Cette grève a eu moins d’impact sur le fonctionnement de l’école.

A l’analyse, il aurait été souhaitable pour nous, parents d’élèves, que la COSEFCI fasse l’économie de ce débrayage, eu égard aux conséquences des grèves précédentes de 2019 qui n’ont pas encore été totalement gérées.  A ce propos, nous avons demandé à travers une déclaration télévisée, que cette grève soit suspendue et que le mot d’ordre soit levé. Nous n’avons pas été suivis sur cette voie.  Malheureusement, celle-ci a éclaté et s’est déroulée comme convenue et prévue par la cosefci.

A l’issue donc de ces arrêts de travail, le ministre de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle a décidé de sévir et a donc suspendu le salaire de plus de 300 enseignants grévistes qui désormais sont condamnés à la disette depuis la fin du mois de janvier 2020, mois suffisamment long pour tout fonctionnaire. 

 La situation devient assez préoccupante. C’est pourquoi au regard de ce qui précède nous, parents d’élèves, soucieux de l’avenir de nos enfants et du devenir de notre beau pays, nous voulons plaider en faveur des deux entités chargées de former et d’éduquer nos enfants à revoir leur position pour que la paix règne dans nos écoles afin que le travail se fasse sans entrave et en continu, pour atteindre les objectifs de l’année scolaire 2020.  

. Aux enseignants, nous les supplions de rentrer dans le rang, et continuer à dispenser les cours comme ils le font déjà si bien, depuis la fin de la grève. 

. A madame le ministre nous voudrions bien lui demander de poser un acte fort en réglant au mieux le problème salarial des enseignants touchés par la suspension, pour leur permettre de travailler dans la lucidité, car ventre affamé n’a point d’oreilles. Feu le président Felix Houphouët Boigny ne disait-il pas que « L’homme qui a faim n’est pas un homme libre ? » 

En outre les parents d’élèves que nous sommes, pensons de façon objective que rien ne saurait justifier un quelconque antagonisme entre le ministre et les enseignants qui sont condamnés à vivre ensemble et à unir leurs efforts pour atteindre les objectifs du développement durable odd4 qui prône la formation de qualité. 

C’est pourquoi nous souhaitons que le dialogue soit le socle de cette union.  Nous parents d’élèves et d’étudiants, sommes tout disposés à jouer notre partition en nous interposant toute fois que le besoin se fera sentir.  Ainsi très rapidement nous allons rencontrer madame le ministre dans le cadre de la résolution durable de cette situation devenue gênante.

 . Nous demandons également à tous les partenaires du système à se saisir du dossier pour qu’une solution appropriée soit trouvée pour le bonheur de l’école.

CONCLUSION

Notre système éducatif ne se porte pas mieux. C’est pourquoi nous devons tous faire des efforts pour ne pas totalement l’asphyxier, car c’est avec le concours et les sacrifices des uns et des autres, que nous parviendrons à conduire ce bateau qui tangue, vers sa destination.  

Fait à Abidjan, le 08 février 2020

Pour le CAPEECI

Le Président

KADIO Aka Claude

 

Last modified on dimanche, 09 février 2020 14:43
Rate this item
(0 votes)
JusteInfos

L'information mesurée et sans passion.

Website: www.justeinfo.net
Login to post comments

Entreprise: Groupe Océan Vision Communication (GOVCom) 

Capital:  5 millions de FCFA 

Siège sociale: Koumassi Sicogi 1,  80 logements Porte N° 3133 

N°RCCM N°CI-ABJ-2018-B-00937 DU 17/01/2018 

Adresse Postale: 10 BP 2856 Abidjan 10 

contacts: (225) 07 77 61 60 40 37 56 44 

GERANT
KAKOU KADJO BENOIT
 
DIRECTEUR DE PUBLICATION ET REDACTEUR EN CHEF 
 BENOIT KADJO
 
 
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION
ANGE DINAOULÊ

 

Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Galerie photo