Règlement des problèmes de grèves dans le secteur éducation formation de Côte d’Ivoire / Le Capeeci interpelle le Premier ministre Gon, les ministres Mabri et Kandia Featured

03 Jui 2019
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Le Président du Capeeci, Claude Kadio Aka. Le Président du Capeeci, Claude Kadio Aka.

Les collectif des parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Capeeci), présidé par Kadio Aka Claude a fait une déclaration ce lundi 03 juin 2019 pour interpeller le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, les ministres Kandia Camara et Albert Mabri Toikeusse afin de s’impliquer sincèrement dans la crise que traverse actuellement l’école ivoirienne pour une résolution définitive. Ci-dessous la déclaration.

 DECLARATION DU CAPEECI (COLLECTIF DES ASSOCIATIONS DES PARENTS D’ELEVES ET ETUDIANTS DE COTE D’IVOIRE)

 

TEXTE LIMINAIRE

L’école ivoirienne est dans la tourmente et petit à petit la tension monte entre les enseignants grévistes et leurs ministres de tutelle. L’effluve de cette guerre froide et larvée est perceptible dans le milieu scolaire et universitaire. 

 DE QUOI S’AGIT-IL ?

Depuis novembre 2018, la COSEFCI (la coordination des syndicats du secteur éducation formation de Côte d’Ivoire avait lancé un mot d’ordre de grève dite d’avertissement, pour attirer l’attention du pouvoir sur la nécessité de répondre à une série de revendications. A sa suite, L’ISEPPCI (L’Inter Syndical des Enseignants du Primaire Public de Côte d’Ivoire) lui a emboité le pas et plus loin, la CNEC (coordination des enseignants chercheurs et chercheurs) est rentré dans la danse.

Ainsi donc, les trois ordres d’enseignement ont paralysé les cours dans notre pays.

Face à cette situation difficile, les associations des parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire ne sont pas restées les bras croisés, mais s’y sont impliquées de façon active en vue de ramener l’ordre et la paix dans le milieu scolaire et universitaire.

De négociations en négociations, plusieurs suspensions du mot d’ordre de grève ont été saluées à leur juste valeur par les parents d’élèves et toute la communauté éducative. Cela a permis aux nombreux élèves et étudiants de bénéficier momentanément des enseignements.

Ne voyant pas poindre à l’horizon la résolution de leurs problèmes, la COSEFCI a annoncé la reprise de la grève. La CNEC également mijotait la sienne. Ces velléités ont mis sur la sellette le président du CAPEECI et son équipe qui ont sillonné les sièges des syndicalistes dans le seul but d’obtenir la poursuite effective des cours. 

Malgré tout cela, la grève a repris. Le CAPEECI conscient du danger en cours, a rédigé une déclaration le 12 mai 2019, laquelle déclaration a été lue à la télévision nationale, ce même jour 12 Mai 2019 à 23H.

Le lendemain de cette déclaration, soit le 13 Mai 2019, le CAPEECI a été reçu par le ministre de l’Education nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, à sa demande. Après avoir reçu les informations précises sur le séminaire de Grand-Bassam, une équipe du CAPEECI s’est rendue au siège de la COSEFCI à Yopougon, le mardi 14 Mai 2019 où les échanges ont eu lieu et ont duré environ trois heures, soit de 15h à18h.

Le vendredi 17 Mai 2019, tous les syndicats d’enseignants, encore en grève ou non, ont été reçus par Madame le ministre de l’Education nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle a son cabinet et à l’issue de la rencontre, elle a exprimé sa joie d’avoir tenu une réunion qui s’est déroulée dans une très bonne ambiance.

Nous en étions très heureux, mais notre joie a été de courte durée, car les syndicalistes ayant reconnu cette bonne ambiance, ont affirmé n’avoir pas eu gain de cause. Par conséquent, la grève s’est poursuivie du lundi 20 au mercredi 23 Mai 2019, où une assemblée générale l’a, à nouveau, suspendue jusqu’à la veille des examens selon eux. Les notes des élèves sont toujours retenues par les professeurs. Le doute donc continue de planer sur l’école primaire et secondaire de Côte d’Ivoire.

La Cnec à son tour a lancé un autre mot d’ordre de grève le lundi 20 Mai 2019. Le lendemain de ce mot d’ordre de grève, le CAPEECI a repris son bâton de pèlerin et a conduit une mission sur le campus à leur siège où une séance de travail s’est tenue de 15hà 18H30. Les professeurs ont instruit les parents sur les motifs de leur débrayage et n’ont pas caché leur colère à l’endroit du président de l’université qui, selon eux, constitue la pomme de discorde.

Ayant donc pris la mesure de la gravité de la situation, une délégation du CAPEECI a sollicité une rencontre de restitution au Premier Ministre. Cette délégation, forte de 5 membres du bureau national du CAPEECI, a été reçue à la Primature le jeudi 23 Mai 2019 où les échanges ont eu lieu entre la délégation et le Conseiller du Premier Ministre, Monsieur KaramokoYayoro. Une copie du rapport de la rencontre de Cocody a été déposée en vue de sa transmission à monsieur le Premier Ministre.

La grève de la CNEC prévue pour 6 jours a été reconduite faute d’interlocuteurs et de satisfaction. Ils affirment être ouverts au dialogue.

La situation se complique de jour en jour à ce niveau et la tension entre le conseil de l’université et les enseignants ne favorise pas la résolution de cette situation conflictuelle. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a joué son rôle d’arbitre. La décision de lever la sanction qui pèse sur les grévistes qui ont écopé des sanctions demeure en l’état, alors que l’ordre a été donné pour cette levée, par la hiérarchie, ce qui n’est pas du goût des professeurs qui sont sans salaire depuis plus de quatre mois. Le statu quo est donc d’actualité.

 

AUSSI CONSTATONS-NOUS CE QUI SUIT

Le refus de répondre favorablement aux revendications majeures des enseignants.

La création d’une commission interministérielle pour sanctionner les enseignants grévistes.

La proposition de radiation des enseignants, les suspensions de salaires, les gels des salaires, et d’autres formes de violences psychologiques inacceptables et dégradantes etc.

Nous observons également que les deux camps restent tranchés et chacun reste campé sur sa position.

Cependant depuis quelques heures, la situation semble s’arranger progressivement dans la mesure où la COSEFCI a accepté de lever le mot d’ordre de rétention des notes des élèves et a invité l’ensemble des enseignants à prendre part aux différents examens et à reprendre les cours dès le lundi 3 Juin 2019, depuis sa dernière AG du dimanche 02 Juin où les choses ont évolué positivement à leur niveau.

Le refus du président de l’université et son conseil d’appliquer les décisions capables de ramener l’ordre à l’université de Cocody.

C’est pourquoi, le CAPEECI constatant avec satisfaction quelques avancées notables depuis quelques moments de la part de la COSEFCI, propose ce qui suit et invite.

  1. Madame le ministre de l’Education Nationale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, à jouer pleinement son rôle de chef du grand département du secteur éducation formation en Côte d’Ivoire, en calmant l’atmosphère par des paroles plus apaisantes et fédératrices et éviter d’user des menaces et des sanctions qui attisent la haine et créent la révolte.

De sursoir donc à toutes ces décisions de sanctions impopulaires, inacceptables, iniques, suicidaires et antidémocratiques, pour ramener la paix dans le milieu scolaire et partant dans le pays. Il y va de l’intérêt de tous.

D’engager avec ses collègues chargés du dossier, des actions en faveur de la résolution des points de revendications, qui sont à la base des grèves intempestives et nuisibles dans nos écoles, pour bien terminer cette année scolaire et celles à venir.

  1. Au Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de poursuivre sans relâche les actions engagées avec beaucoup de tact, pour rétablir la vérité, afin de ramener la quiétude sur le campus de Cocody.

De prêter la plus grande attention aux différentes revendications des enseignants chercheurs, en usant de son savoir et savoir-faire en matière d’intermédiation qui en rajoute à ses nombreuses qualités d’homme d’Etat.

  1. A Monsieur le Premier ministre, de prendre l’ultime décision, celle d’examiner avec bienveillance les conclusions des résolutions du séminaire de grand Bassam et d’y apporter les solutions idoines attendues par tous, afin d’obtenir une paix durable dans les écoles aussi bien que dans les Universités.

Salue les enseignants pour cet acte fort posé en direction des parents de l’Etat et des élèves qui vont enfin pouvoir prendre part, en toute quiétude, aux examens à grand tirage en dépit du niveau acquis durant l’année scolaire qui est en deçà de nos espérances et qui suscite beaucoup d’angoisse pour nous, niveau imprimé par les grèves.

Les remercie et les félicite de la décision de la remise des notes des élèves depuis le 2 Juin 2019.

  1. Demande à toutes les parties prenantes de l’école à demeurer dans un esprit de concertation, pour créer le consensus, afin de trouver les vraies solutions attendues par tous, pour le succès de notre école.

Je vous remercie.

Fait à Abidjan, le 3Juin2019

Pour le CAPEECI

 

Président

 

KADIO AKA CLAUDE.

Last modified on lundi, 03 juin 2019 22:51
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