Affaire 18 000 tonnes de riz avarié au port d'Abidjan / Le Groupe Parlementaire Pdci-Rda dénonce la réaction tardive des autorités gouvernementales ivoiriennes Featured

08 Avr 2019
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Une vue du groupe parlementaire Pdci-Rda avec son porte-parole, Olivier Akoto, au micro. Une vue du groupe parlementaire Pdci-Rda avec son porte-parole, Olivier Akoto, au micro. Photo d'archives.

Le groupe parlementaire Pdci-Rda a réagi dans l'affaire du riz avarié en Côte d'Ivoire. A cet effet, il a pondu un communiqué ci-dessous.

COMMUNIQUE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PDCI-RDA RELATIF A L’AFFAIRE DU RIZ AVARIE EN COTE D'IVOIRE

Le Ministère du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PME a,au travers d’un communiqué de presse publié le 31 mars 2019, annoncé la saisie réelle et la mise sous scellés de 18 000 tonnes de riz d’origine birmane et le déclenchement de la procédure de destruction de cette marchandise en raison de sa non-conformité aux normes ivoiriennes. 

Le Groupe parlementaire PDCI-RDA à l’instar des nombreux Ivoiriens ne peut rester indifférent face à la réaction tardive du Gouvernement ivoirien pour une affaire dont l’alerte a été lancée par les organisations de consommateurs, la presse et les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines. 

En effet, selon plusieurs informations, le navire OCEANPRINCESS transportant une cargaison de 22.000 tonnes de riz d’origine birmane a été refoulé de la Guinée puis du TOGO pour non-conformité à la consommation. Les analyses effectuées dans ces différents pays, notamment à l’Université de Lomé (TOGO) le 30 janvier 2019, ont montré clairement que ce riz contient un taux trop élevé de levures et de moisissures qui le rend dangereux pour les consommateurs. 

Le 19 mars 2019, les autorités portuaires ont convié les acteurs de la communauté portuaire pour porter à leur connaissance que 18 000 tonnes de riz ont été réceptionnés au Port Autonome d’Abidjan (PAA) et qu’une partie de cette cargaison était avariée. 

Les services d’analyses phytosanitaires présents à cette rencontre ont marqué leur étonnement et rappelé la procédure qui aurait dû être suivie. 

En effet, dans le cadre d’une procédure régulière d’importation de produits végétaux, l’importateur doit faire une demande préalable d’importation avant l’arrivée du navire. Ce n’est qu’au vu des documents fournis, notamment sur l’origine et la qualité de la marchandise, que l’autorisation d’importer est délivrée. Lorsque le navire arrive au port et avant tout débarquement, des prélèvements sont effectués pour s’assurer de la conformité de la marchandise avec les documents préalablement fournis par l’importateur. Lorsqu’il y a une suspicion, les prélèvements font l’objet d’analyses approfondies par les services dequalité du Port. La marchandise n’est déchargée que si les résultats de ces dernières analyses sont conformes à la réglementation nationale et internationale, dans le cas contraire elle doit être réexpédiée. 

Malheureusement, dans le cas de ce riz, aucune des procédures ci-dessus décrites n’a été respectée. Les services de qualité qui auraient dû être préalablement saisis, ont constaté comme tout le monde que le riz avait été déjà débarqué et que le navire était aussitôt reparti. Ils ont donc refusé d’analyser ce riz qui était déjà sur le sol ivoirien.

Face à ce refus, le Ministère en charge du commerce, s’est autorisé, seul, à faire un prélèvement de ce riz, le 20 mars 2019, pour le soumettre à un laboratoire aux fins d’analyses. Ce laboratoire devant rendre ses résultats dans les quarante-huit heures. Au terme de ses analyses, le laboratoire a confirmé les résultats obtenus dans les autres pays, c’est-à-dire un taux élevé de levures et de moisissures qui rend ce riz dangereux pour la consommation. 

C’est donc à l’issu des conclusions de ce laboratoire que le Ministère du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PME a décidé enfin, de la destruction de ce riz avarié. 

Au regard de ce qui précède :

  • • Le Groupe parlementaire PDCI-RDA s’inquiète de cette situation qui rappelle à s’y méprendre le triste souvenir du navire PROBO KAOALA qui, en août 2006, après avoir été refoulé dans plusieursports en Europe et en Afrique, a réussi à décharger au Port d’Abidjan 581 tonnes de déchets toxiques qui ont été répandus à terre, provoquant la mort d’au moins 17 personnes et l'intoxication de plusieurs dizaines de milliers d’autres ;
  • • Le Groupe parlementaire PDCI-RDA déplore le laxisme dont le Gouvernement a fait preuve dans la gestion de cette affaire de riz avarié alors que l’alerte a été lancée depuis plusieurs mois, aussi bien par des pays voisions que par les associations nationales de consommateurs, toute chose qui aurait dû déclencher des mesures préventives de refoulement de ce navire ;
  • • Le Groupe parlementaire PDCI-RDA s’indigne du mutisme observé par le Gouvernement entre la réunion d’information du 19 mars 2019 et le communiqué du 31 mars 2019, malgré toutes les inquiétudes soulevées par la présence de ce riz avarié sur sol ivoirien et ce, d’autant qu’aucune information précise n’est fourniesur la date de débarquement de ce riz avarié au Port d’Abidjan et que les quantités annoncées dans les autres pays, ne sont pas les mêmes que celles déclarées en Côte d’Ivoire ;
  • • Le Groupe parlementaire PDCI-RDA est préoccupé par la volonté duMinistère du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PMEqui envisage de procéder non pas à la destruction, mais à l’enfouissement de ce riz avarié en raison de l’insuffisance des moyens techniques. Si cette méthode devait être utilisée, elleconstituerait à n’en point douter un risque de déperdition favorisant le retour de cette denrée toxique sur le marché national ;
  • • Le Groupe parlementaire PDCI-RDA demande que ce riz avarié qui n’aurait jamais dû être débarqué en Côte d’Ivoire, soit purement et simplement réexpédié, à la charge des responsables de sonimportation dans notre Pays ;
  • • Le Groupe parlementaire PDCI-RDA exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire afin que tout ce qui ont mis en danger la vie des Ivoiriens par cette action soient sanctionnés ; à cet égard une question orale avec débat sera adressée à Monsieur le Ministre du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PME sur cette affaire ;
  • • Le Groupe parlementaire PDCI-RDA, soucieux de la Santé et du bien-être des Ivoiriens, appelle les consommateurs à être particulièrement vigilants et les invite à dénoncer toutes suspicions de transactions de ce riz avarié. 

 Fait à Abidjan le 05 avril 2019

Le Groupe parlementaire PDCI-RDA

Le Porte Parole

Honorable Olivier AKOTO

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