Côte d’Ivoire : Lutte contre le travail des enfants / Des émissaires ivoiriens expliquent et rassurent des enquêteurs américains à Washington, DC Featured

31 Aoû 2017
115 times
La photo de famille avec les  différentes autorités des deux parties. La photo de famille avec les différentes autorités des deux parties.

Une nouvelle enquête sur le travail des enfants sera bientôt menée  en Côte d’Ivoire par la National Opinion Research Center (NORC), partenaire de l’université de Chicago. C’est donc pour ficeler les derniers points de cette  enquête qu’une délégation ivoirienne conduite par Jean Claude Kouassi, ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale et Président du Comité Interministériel de lutte contre la Traite, l’Exploitation et la Travail des Enfants (CNS) séjourne depuis le lundi 28 août 2017 à Washington. Les échanges portant sur les détails techniques et la méthodologie de cette enquête se sont déroulé  dans le cadre de la septième  réunion annuelle du groupe de coordination des actions de lutte contre le travail des Enfants dans la Cacaoculture (CLCCG).

 

Cette réunion de haut niveau enregistre en plus du Ministère de l’Emploi,  la participation de la ministre de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité, Madame Koné Mariatou, Vice-présidente du Comité interministériel de lutte contre la traite et les pires formes de travail des Enfants, d’une délégation du Cabinet de la Première Dame conduite par la Directrice de Cabinet et Secrétaire exécutive du Comité national de surveillance (CNS), Madame YAO Sylvie Patricia.

Ouverte le lundi 28 Août, cette rencontre de haut niveau a débuté par des séances d’échanges sur la méthodologie de l’enquête  conduit par National Opinion Research Center (NORC), partenaire de l’université de Chicago. Laquelle méthodologie porte essentiellement sur six points essentiels notamment les définitions des ménages, le travail des enfants, les pires formes de travail des enfants, sous catégories des pires formes de travail des enfants, la période de référence pour la mesure du travail dangereux, l’utilisation des enfants en tant que répondant dans le questionnaire sur le ménage et les discussions, le processus de validation de la méthodologie et des données, la désignation de l’opérateur technique responsable de la collecte des données  etc.

Cette rencontre qui avait  pour objectif l’harmonisation des points de vue de l’opérateur et de la Côte d’Ivoire a permis à la délégation ivoirienne de présenter  les avancées du pays en matière de lutte contre la traite et les pires formes de travail des Enfants sous la houlette de Madame Dominique Ouattara. Cette volonté politique s’est traduite par la mise en œuvre de plusieurs reformes. A savoir l’adoption d’un plan d’actions, la réorganisation du cadre institutionnel de coordination des actions de lutte contre la traite des enfants à travers la création de deux comités, le Comité National de Surveillance (CNS) et le Comité Interministériel de Lutte (CIM), le renforcement du cadre juridique, la relance de la coopération sous régionale.

Cette rencontre a également permis à la délégation ivoirienne de lever des équivoques et de faire de nombreuses précisions à l’effet de la réadaptation  de l’enquête aux réalités ivoiriennes. En effet, la Première Dame ivoirienne, Dominique Ouattara insiste sur le fait qu’il faut dissocier le travail socialisant des enfants des pires formes  de travail et des enfants victimes de traite. NORC a été donc invitée à réviser ses procédures et sa méthodologie pour des résultats conforme à la réalité. Par conséquent la délégation ivoirienne a invité l’operateur à réviser ses procédures et sa méthodologie.

La Côte d’Ivoire qui ne veut pas d’un remake de l’enquête controversée de l’université de Tulane a décidé cette fois-ci de prendre  le taureau par les cornes. La délégation s’est montrée très offensive. Elle a par ailleurs obtenu la prise en compte de la liste des travaux légers définie par la  Côte d’Ivoire et l’intégration dans la conduite de l’enquête de l’Institut national de la statistique (INS) qui a une meilleure connaissance des réalités ivoiriennes.  

Outre cette rencontre la délégation ivoirienne a échangé avec USDOL, le Département du travail américain. Il s’est agi pour la Côte d’Ivoire de faire le point de son Système d’observations et de suivi du travail des enfants (SOSTECI). Afin de mutualiser les efforts, les partenaires ont été invités à partager et intégrer leurs acquis au SOSTECI. Peu avant les ministres Jean Claude Kouassi et Mariatou Koné avaient été reçus par M. Mark A. Mittelhauser, Sous-Secrétaire  charge des Affaires Internationales avec qui ils ont parlé des avancées de la Côte d’Ivoire en matière de lutte contre la traite et les pires formes de travail des Enfants, du renforcement de la  coopération et des défis et perspectives pour plus d’efficacité.

Info : Sercom Ambassade de Côte d’Ivoire aux Etats-Unis 

Rate this item
(0 votes)
JusteInfos

L'information mesurée et sans passion.

Website: www.justeinfo.net
Login to post comments

 Entreprise: Groupe JBK

(En cours de constitution)

Tél:  (+225) 07 77 61 60

        (+225)40 37 56 44

 

RESPONSABLE:

BENOIT KADJO

Galerie photo