Côte d’Ivoire : Le PCRCI appelle l’opposition à ne pas tomber dans le piège du combat identitaire Featured

17 Oct 2020
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Le Secrétaire général du Pcrci, Achy Ekissi. Le Secrétaire général du Pcrci, Achy Ekissi. Photo: Justeinfos

La Parti communiste révolutionnaire de Côte d’Ivoire (Pcrci) à travers un communiqué signé par son secrétaire général, Achy Ekissi a félicité le combat de l’opposition contre le despotisme en Côte d’Ivoire. Pour lui, l’opposition doit compter sur elle-même et non sur les puissances internationales qui ne peuvent rien régler. Aussi le Pcrci appelle à dire Non à l’instrumentalisation de la fibre identitaire comme arme pour combattre le pouvoir Rhdp. Car c’est ce que le Rhdp sait fait le mieux. Ci-dessous la communiqué intégral.

 POURSUIVONS LA LUTTE CONTRE LE DESPOTISME DU POUVOIR OUATTARA EN COMPTANT PRINCIALMENT SUR L’ENERGIE ET L’UNITE DU PEUPLE

La lutte contre le despotisme en Côte d’Ivoire suit son cours. Ce samedi 10 octobre 2020, elle a pris une tournure particulière avec l’organisation d’un giga meeting de toute l’opposition au stade Felix Houphouët.

 Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI) remercie ses militants, ceux des autres organisations et l’ensemble des ivoiriens pour leur présence massive à ce meeting. Le PCRCI dénonce toutes les tentatives de sabotage de la manifestation par le pouvoir RHDP. Il dénonce particulièrement le comportement antirépublicain de certains agents des forces de l’ordre qui ont empêché ou tenté d’empêcher les militants de se rendre au lieu de l’événement. Le PCRCI s’insurge par ailleurs contre les violences commises, par des bras séculiers du pouvoir, sur certains militants qui se rendaient à cette manifestation et le saccage des véhicules qui les transportaient. Aux victimes de cette barbarie, la direction du parti manifeste sa solidarité et leur adresse ses vœux de prompt rétablissement. Aux autorités compétentes, le PCRCI demande de faire la lumière sur ces évènements malheureux afin de situer les responsabilités.

Non au recours à l’impérialisme pour trouver des solutions à la crise actuelle en Côte d’ivoire

Le PCRCI note que les luttes du peuple de Côte d’Ivoire contre le despotisme du pouvoir Ouattara portent ses fruits. Sous une sérénité flatteuse, ce pouvoir en réalité est aux abois. Il menace et réprime. Mais les luttes ne faiblissent pas. Beaucoup de villes et de contrées organisent à leur manière la désobéissance civile. La peur a changé de camp. Il faut accentuer ces luttes jusqu’à la satisfaction des exigences pour des élections démocratiques et le respect des libertés et de la démocratie.

Sous les pouvoirs despotiques comme celui de notre pays, l’expérience a montré que les luttes sont ardues. Au cours de ces luttes, les difficultés peuvent paraître insurmontables au point où certains acteurs de l’opposition, peuvent être tentés d’envisager des raccourcis pour parvenir à la satisfaction de leurs revendications. Le recours à l’impérialisme ou le recours à des institutions qu’il domine, est l’une des options que ces derniers privilégient.

Pour le PCRCI, une intervention de l’ONU, ou d’une grande puissance avec mandat de l’ONU dans la crise actuelle dans notre pays doit être rejetée. Cette intervention en plus de violer la souveraineté de la Côte d’Ivoire, ne répondra pas aux attentes fondamentales des peuples. Elle imposera des arrangements pour soit disant « sauver la paix », sans résoudre les vrais problèmes, sources de la crise.

En Côte d’Ivoire, la France avec un mandat des Nations Unies est déjà intervenue dans la crise de 2002 à 2011. Cette intervention n’a pas empêché le décompte macabre de milliers de morts et n’a pas non plus résolu les problèmes fondamentaux du pays que sont l’Etat de non droit, la justice aux ordres, le despotisme, etc.

En Afrique, les exemples du Mali, de la République Centrafricaine, de la Somalie, de la République Démocratique du Congo, du Soudan, du Sahara Occidental, etc. où existent des missions des Nations unies, montrent que, malgré l’intervention de l’impérialisme, la paix, la stabilité sont toujours compromises. La Lybie « pacifiée » par l’ONU est devenue un espace de tous les trafics illicites et où les masses populaires côtoient tous les jours la mort.

Dans les cas du Mali et du Burkina Faso, la CEDEAO comme l’Union Africaine ont également montré leurs limites dans la résolution des crises. Elles ont soutenu les despotes. Elles ont tenté de dévoyer les aspirations des peuples. Mais la détermination de ceux-ci leur ont permis de s’imposer.

C’est pourquoi, le PCRCI dit non à l’intervention des puissances impérialistes ; vigilance à l’endroit de la CEDEAO ou de l’UA. La Côte d’Ivoire ne sera effectivement libérée que par la lutte de son peuple, avec le soutien de toutes les forces internationales qui respectent ses aspirations.

Non à l’instrumentalisation de la fibre identitaire comme arme pour combattre le pouvoir RHDP

Il est indéniable que le pouvoir RHDP est actuellement le principal responsable de l’approfondissement des clivages identitaires au sein du peuple en Côte d’Ivoire. Il attise les fibres tribales pour les diviser et régner. C’est lui avec sa fameuse politique de rattrapage ethnique, qui approfondit la méfiance entre les différentes communautés de notre pays. C’est lui avec sa propension à instrumentaliser les communautés qui fragilise la cohésion sociale et crée les conditions pour d’éventuels affrontements ethniques. Il faut donc éviter, dans le combat actuel contre ce pouvoir despotique, de tomber dans son piège en embouchant le chant des clivages identitaires, son domaine privilégié.

L’objectif du regroupement des forces politiques de l’opposition est connu de tous. Il s’agit de lutter contre le despotisme par la défense de la démocratie et des libertés. Il s’agit de conquérir un environnement électoral qui garantit la souveraineté populaire. Ces mots d’ordre sont clairs et sans ambiguïté. Il ne faut donc pas s’en écarter en propageant des positions identitaires qui nuisent au mouvement. Il faut rappeler à l’ordre tous ceux qui s’adonnent à ces discours. La cible du combat du peuple de Côte d’Ivoire aujourd’hui, est le pouvoir despotique de Ouattara, représentant les intérêts du capital financier international et de la couche la plus réactionnaire et la plus cupide de la bourgeoisie ivoirienne.

En avant pour la fin du despotisme en Côte d’Ivoire par le combat du peuple uni pour une Côte d’Ivoire démocratique et prospère.

Pour le PCRCI

Le secrétaire général

Achy Ekissi

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