Côte d’Ivoire : 8ème Plenum du Comité central de juillet 2020 du Parti communiste de Côte d’Ivoire / Voici les résultats des travaux Featured

07 Juil 2020
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 Dr Zobila KONE, Premier Secrétaire du Parti Communiste de Côte d'Ivoire et son équipe. Dr Zobila KONE, Premier Secrétaire du Parti Communiste de Côte d'Ivoire et son équipe.

Le Comité central du Parti communiste de Côte d’Ivoire (Pcci) a tenu le 5 juillet son 8ème plénum à Abidjan axé principalement sur la question de la crise sanitaire internationale liée à la pandémie de la Covid-19. Ci-dessous les grandes décisions.

 

COMMUNIQUE FINAL

Le Comité Central du parti communiste de Côte d’Ivoire s’est réuni en son 8ème plénum le 5 juillet 2020 dans un contexte de crise sanitaire sur le point de se transformer en une crise économique, sociale et politique au plan international. En Côte d’Ivoire, les répercussions de cette crise internationale risquent d’être amplifiées par des conflits prévisibles liés à l’élection présidentielle d’octobre 2020.  Le plénum a analysé successivement, la situation internationale dans ses différents aspects, puis a abordé la situation nationale et fixé les tâches qui en découlent.

I- Sur le plan international

Après la fin de la guerre froide en 1991, le monde avait assisté à une période d’euphorie de la part des puissances impérialistes coalisées derrière leur chef de file, l’impérialisme américain. Ces puissances se sentaient libérées de toute contrainte et déclenchaient des guerres locales partout  sur un air triomphateur. On a pu noter : la guerre dans l’ex-Yougoslavie (31 mars 1991 – 12 mars 2001), la deuxième guerre du Golfe opposant l’Irak de Saddam Hussein à une coalition de 35 Etats dirigée par les USA (2 août 1990-28 février 1991), l’invasion de l’Afghanistan par une autre coalition en octobre 2001, une nouvelle guerre contre l’Irak de Saddam Hussein en 2003, la guerre de l’impérialisme français contre la Côte d’Ivoire de Gbagbo en 2002, la guerre de l’Otan contre la Libye de Kadhafi en 2011, etc.. Plusieurs pays avaient ainsi été partiellement détruits. La crise de 2008-2009 et la crise sanitaire de la COVID-19 en cours semblent avoir tempéré ce triomphalisme.  La pandémie du coronavirus n’est donc qu’un accélérateur de la crise systémique en cours depuis longtemps. L’économie mondiale était déjà au bord de la rupture avec la crise pétrolière et la chute vertigineuse du prix du baril, la guerre commerciale déclenchée par le président américain Donald Trump contre la Chine et l’Union européenne.  La crise de la COVID-19 a par ailleurs mis à nu, de nombreuses tares du système impérialiste, notamment la défaillance des systèmes de santé dans la prise en charge des malades. En effet, malgré les moyens colossaux de ces pays, le caractère égoïste du système capitaliste n’a pu être camouflé. L’égoïsme a éclaté au grand jour aux Etats-Unis, où des gens meurent dans les rues, faute de prise en charge médicale complète d’un malade de la COVID-19 qui coûte près de 40000 dollars, soit l’équivalent d’environ 20 millions de franc CFA. A l’opposé, on a pu noter qu’un petit pays comme Cuba a pu secourir de grands pays hautement industrialisés en détresse.  Toutefois, la crise actuelle de la COVID-19 peut être l’occasion pour l’impérialisme international d’élaborer une nouvelle stratégie pour tenter de se sortir de l’impasse. En effet, la dernière stratégie mondiale de l’impérialisme a été mise en œuvre entre 1947 et 1991 et a consisté à mobiliser tous les pays capitalistes contre l’Union Soviétique dans une guerre dite « guerre froide ». Quelle sera la prochaine stratégie, vu que depuis 1991 la tentative de fédérer les forces de toutes les puissances impérialistes sous la houlette des USA est un échec ? Puisque la Russie et la Chine ont refusé de se joindre à cette stratégie et que des pays européens revendiquent le « multilatéralisme » comme mode de gestion des relations internationales. Cependant la conduite de coalitions bellicistes n’est pas abandonnée par les Etats-Unis, puisqu’il est de plus en plus question d’une nouvelle « guerre froide » contre la Chine. L’impact de la COVID-19 sera désastreux sur la production, l’emploi et le social. Les taux de croissance économique sont en forte baisse dans presque tous les pays depuis le début de l’année 2020. Les chômeurs se comptent par dizaines de millions dans les grands pays capitalistes. Au moment du bilan, les régimes bourgeois voudront faire porter le poids de la crise sur la classe ouvrière et l’ensemble des travailleurs. On entend déjà parler par endroits d’augmentation de la durée du travail à salaire constant, de licenciements massifs, etc. Sur le plan africain, la crise de la COVID-19 donne l’occasion aux puissances impérialistes, notamment à la France de se repositionner dans la course aux matières premières indispensables à leurs industries dont l’Afrique regorge. L’impérialisme français dévoile certains aspects de sa stratégie en préparation pour maintenir sa domination en Afrique. Une notre du Quai d’Orsay (ministère des Affaires Etrangères français) en donne quelques éléments. Cette note montre que l’impérialisme français veut mettre à profit la crise pour remplacer les régimes corrompus et impopulaires d’Afrique par de nouvelles personnes également à son service. Voici la liste des forces sur lesquelles il veut s’appuyer, qu’il nomme « autres  interlocuteurs africains » pour affronter cette « crise aux conséquences politiques ». Ces forces nommément désignées sont : (i) les autorités religieuses ; (ii) les diasporas ; (iii) les artistes populaires ; (iv) les entrepreneurs économiques et les businessmen néolibéraux. Et le rapport conclut : « Anticiper le discrédit des autorités politiques signifie accompagner en urgence l’émergence d’autres formes d’autorités africaines crédibles pour s’adresser aux peuples afin d’affronter les responsabilités de la crise politique qui va naître du choc provoqué par la Covid-19 en Afrique… et sans doute ailleurs ». Cependant, rien ne dit que ces groupes sociaux ne choisiront pas de prendre part à la lutte anti-impérialiste et patriotique que les peuples africains préparent pour leur émancipation.

II- Sur le plan national

Le peuple ivoirien fait face au pouvoir liberticide de monsieur Ouattara. Les dernières décisions de ce pouvoir indiquent la manifeste volonté de celui-ci de bâillonner encore plus les libertés et de confisquer le processus électoral en cours. Le sort de l’élection présidentielle semble décidé  d’avance pour les raisons ci-après : (i) la Commission Electorale Indépendante (CEI) est quasiment fermée à l’opposition ; ce qui entache la transparence du processus ; (ii) l’institution d’une caution de candidature de cinquante (50) millions de francs CFA, pour l’élection présidentielle, ce qui exclut d’office les candidats des prolétaires, des travailleurs et du peuple ; ce qui en fait une élection pour riches, d’où une élection non démocratique ; (iii) l’institution d’un « parrainage citoyen » ; ce qui nécessitera la collecte de signatures de citoyens dans les 31 régions du pays. Pour cela, la logistique nécessaire pourrait nécessiter des millions de francs CFA. ; (iv) des poursuites judiciaires contre des candidats déclarés ; la condamnation de Guillaume Soro le mardi 28 avril 2020 pour « détournement de deniers publics » est une autre preuve d’absence d’état de droit dans la Côte d’Ivoire de Ouattara. Pour des faits remontant à 2009, c’est maintenant que Soro a refusé d’adhérer au RHDP et qu’il s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020 que l’Etat de Côte d’Ivoire s’avise de porter plainte contre lui. Comme quoi, tous ceux qui détournent les fonds publics peuvent rester tranquilles tant qu’ils sont soumis au despote.  Les atteintes du pouvoir RHPD contre les libertés et la démocratie ne se comptent plus. Ce pouvoir vient d’opérer une révision de type despotique de la constitution, sans en référer au peuple ni au parlement, une révision constitutionnelle par voie d’ordonnances ; par ailleurs, ce pouvoir accumule des actes de soumission à la domination étrangère ; il a, par exemple, décidé de saboter l’institution de l’ECO, la monnaie CEDEAO en se précipitant pour créer l’ECO/FCFA dans le giron de la France, etc…

Face à tous ces obstacles, le PCCI a décidé de se battre pour continuer à mobiliser le prolétariat et les peuples de Côte d’Ivoire afin de conjurer les menaces sur les libertés et la démocratie sous le mot d’ordre central : Pour de véritables élections libres, démocratiques et transparentes en Côte d’Ivoire. Ce mot d’ordre central permettra dans un mouvement unique de dénoncer les tenants du système néocolonial, de créer les conditions pour dessoucher le pacte colonial dont les piliers sont la domination politique, militaire, monétaire et économique. Le président Ouattara a annoncé qu’il n’est pas candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle prochaine, mais on le voit se démener pour pérenniser le pouvoir pro-impérialiste en violant toutes les règles démocratiques, en signant des accords de coopération à la hâte avec la France. Il est donc à l’entier service des tenants du pacte colonial pour renforcer leur pouvoir. Après avoir pris acte de l’allègement des conditions de mise en liberté de Gbagbo et Blé Goudé et de s’en être réjoui, le Comité Central a pris la décision de réserver l’annonce de sa position relative à l’attitude qu’il adoptera par rapport au vote pour la présidentielle à une prochaine de ces sessions. A la fin des travaux, le Comité Central a pris des décisions et adopté une déclaration et des motions pour la poursuite du combat contre le pacte colonial et pour les libertés et la démocratie en Côte d’Ivoire. Il s’agit : - D’une déclaration sur la situation internationale ; - D’une motion sur les atteintes aux libertés et au bon déroulement du processus électoral ; - D’une motion sur l’allègement des conditions de mise en liberté de Gbagbo et Blé Goudé par la CPI.

Le PCCI appelle le prolétariat, tous les travailleurs salariés, les paysans, la jeunesse et l’ensemble du peuple ivoirien à œuvrer inlassablement à transformer la crise politique actuelle en une crise révolutionnaire qui donnera l’occasion de libérer le pays et de fonder un pouvoir démocratique, celui des travailleurs et des peuples.

Abidjan, le 5 juillet 2020

Le Comité Central

DECLARATION SUR LA SITUATION INTERNATIONALE

 

Après l’analyse de la situation internationale et avoir cerner les implications de la crise actuelle, le plénum a décidé de publier la déclaration qui suit. Suite à la fin de la guerre froide en 1991, le monde avait assisté à une période d’euphorie de la part des puissances impérialistes coalisées derrière leur chef de file, l’impérialisme américain. Ces puissances se sentaient libérées de toute contrainte et déclenchaient des guerres locales partout  sur un air triomphateur. On a pu noter : la guerre dans l’ex-Yougoslavie (31 mars 1991 – 12 mars 2001), la deuxième guerre du Golfe opposant l’Irak de Saddam Hussein qui venait d’envahir le Koweït à une coalition de 35 Etats dirigée par les USA (2 août 1990-28 février 1991), l’invasion de l’Afghanistan par une autre coalition en octobre 2001, une nouvelle guerre contre l’Irak de Saddam Hussein en 2003, la guerre de l’impérialisme français contre la Côte d’Ivoire de Gbagbo en 2002, la guerre de l’Otan contre la Libye de Kadhafi en 2011, etc.. Plusieurs pays avaient ainsi été partiellement détruits. La crise de 2008-2009 et la crise sanitaire de la COVID-19 en cours semblent avoir tempéré ce triomphalisme.  La pandémie du coronavirus n’est en fait qu’un accélérateur de la crise systémique en cours depuis longtemps. L’économie mondiale était déjà au bord de la rupture avec la crise pétrolière et la chute vertigineuse du prix du baril, la guerre commerciale déclenchée par le président américain Donald Trump contre la Chine et l’Union européenne. La crise de la COVID-19 a par ailleurs mis à nu, de nombreuses tares du système impérialiste, notamment la défaillance des systèmes de santé dans la prise en charge des malades. En effet, malgré les moyens colossaux de ces pays, le caractère égoïste du système capitaliste n’a pu être camouflé. L’égoïsme a éclaté au grand jour aux Etats-Unis, où des gens meurent dans les rues, faute de prise en charge médicale ; celle-ci coûte près de 40000 dollars, soit l’équivalent d’environ 20 millions de franc CFA. A l’opposé, on a noté qu’un petit pays comme Cuba a pu secourir de grands pays hautement industrialisés en détresse.  Toutefois, la crise actuelle de la COVID-19 peut être l’occasion pour l’impérialisme international d’élaborer une nouvelle stratégie pour tenter de se sortir de l’impasse. En effet, la dernière stratégie mondiale de l’impérialisme a été mise en œuvre entre 1947 et 1991 et a consisté à mobiliser tous les pays capitalistes contre l’Union Soviétique dans un conflit dit « guerre froide ». Quelle sera la prochaine stratégie, vu que depuis 1991 la tentative de fédérer les forces de toutes les puissances impérialistes sous la houlette des USA est un échec ? Puisque la Russie et la Chine ont refusé de se joindre à cette stratégie et que des pays européens revendiquent le « multilatéralisme » comme mode de gestion des relations internationales. Cependant la conduite de coalitions bellicistes n’est pas abandonnée par les Etats-Unis, puisqu’il est de plus en plus question d’une nouvelle « guerre froide » contre la Chine. L’impact de la COVID-19 sera désastreux sur la production, l’emploi et la situation sociale. Les taux de croissance économique sont en forte baisse dans presque tous les pays depuis le début de l’année 2020. Les chômeurs se comptent par dizaines de millions dans les grands pays capitalistes. Au moment du bilan, les régimes bourgeois voudront faire porter le poids de la crise sur la classe ouvrière et l’ensemble des travailleurs. On entend déjà parler par endroits d’augmentation de la durée du travail à salaire constant, de licenciements massifs, etc. Sur le plan africain, la crise de la COVID-19 donne l’occasion aux puissances impérialistes, notamment la France de se repositionner dans la course aux matières premières indispensables à leurs industries dont l’Afrique regorge. L’impérialisme français dévoile certains aspects de sa stratégie en préparation pour maintenir sa domination en Afrique. Une notre du Quai d’Orsay (ministère des Affaires Etrangères français) en donne quelques éléments. Cette note montre que l’impérialisme français veut mettre à profit la crise pour remplacer les régimes corrompus et impopulaires d’Afrique par de nouvelles personnes également à son service. Voici la liste des forces sur lesquelles il veut s’appuyer, qu’il nomme « autres  interlocuteurs africains » pour affronter cette « crise aux conséquences politiques ». Ces forces nommément désignées sont : (i) les autorités religieuses ; (ii) les diasporas ; (iii) les artistes populaires ; (iv) les entrepreneurs économiques et les businessmen néolibéraux.  Et le rapport de conclure : « Anticiper le discrédit des autorités politiques signifie accompagner en urgence l’émergence d’autres formes d’autorités africaines crédibles pour s’adresser aux peuples afin d’affronter les responsabilités de la crise politique qui va naître du choc provoqué par le Covid-19 en Afrique… et sans doute ailleurs ». Cependant, rien ne dit que ces groupes sociaux visés ne choisiront pas de se joindre à la lutte anti-impérialiste et patriotique dans laquelle sont engagés le prolétariat et les peuples africains et à laquelle le PCCI appelle le prolétariat et le peuple ivoirien contre les manœuvres de l’impérialisme, français en particulier, pour leur émancipation.

Fait à Abidjan, le 5 juillet 2020

Le Comité Central

MOTION RELATIVE AUX LIBERTES, DROITS ET AU PROCESSUS ELECTORAL

 Le Comité Central du parti communiste de Côte d’Ivoire s’est réuni en son 8ème plénum  le 5 juillet 2020 dans un contexte de crise sanitaire sur le point de se transformer en une crise économique, sociale et politique au plan international et dans notre pays. Constatant la dégradation intolérable de l’état des libertés et des atteintes au processus électoral dans notre pays, le plénum a adopté la motion qui suit :

Considérant que :

1. Les libertés politiques sont de plus en plus bafouées par le pouvoir Ouattara, avec des arrestations d’opposants, des condamnations en raison d’opinions politiques contraires ; 2. Le processus électoral en cours est menacé par des décisions d’inspiration autocratique, comme une modification constitutionnelle de même que des conditions d’élections (cautionnement porté à 50 millions de FCFA, parrainage citoyen, etc.) par voie d’ordonnances ; 3. La Commission Electorale Indépendante (CEI) est quasiment fermée à l’opposition ; ce qui entache la transparence du processus électoral ; 4. L’exclusion de fait des représentants des classes prolétariennes de la course.

Vu la nécessité : 1. d’intensifier la lutte pour la Révolution Nationale Démocratique Populaire Anti-impérialiste (RNDPA) pour ouvrir la voie au pouvoir des travailleurs et des peuples et partant à la République Démocratique Indépendante Moderne (RDIM) ; 2. de lier la lutte pour la liberté et la démocratie à la lutte anti-impérialiste pour la libération de la patrie ;

Le 8ème plénum du Comité Central du PCCI réuni le 5 juillet 2020 appelle le prolétariat, tous  les travailleurs, les femmes, les jeunes, à la mobilisation et à la lutte pour qu’au cas où la crise sanitaire actuelle débouchait sur une crise révolutionnaire, ce soit l’occasion de libérer le pays et de fonder un pouvoir démocratique, celui des travailleurs et des peuples. Ces luttes se feront sous le mot d’ordre : « Pour de véritables élections libres, démocratiques et transparentes en Côte d’Ivoire » ainsi que les mots d’ordre sectoriels ci-après : 

1- Dénoncer toute immixtion impérialiste notamment française dans le processus électoral en cours et de façon générale les menées impérialistes afin de conjurer la menace djihadiste qui se répand en Afrique de l’ouest, la Côte d’Ivoire comprise ; lier la lutte pour la démocratie à la lutte contre l’impérialisme dont la présence est le vecteur de la progression des djihadistes.  2- Dénoncer le pouvoir pro-impérialiste et dictatorial du président Ouattara et ses élections présidentielles non inclusives et antidémocratiques. 3- Continuer à dénoncer l’ECO/FCFA voulu par l’impérialisme français et le président Ouattara. 4- Lutter pour l’obtention de conditions d’élections transparentes et ouvertes à tous, notamment aux représentants des classes prolétariennes. 5- Lutter pour l’établissement des CNI à tarif réduit pour tous les ivoiriens afin d’empêcher le développement de l’apatridie. 6- Lutter pour la satisfaction des revendications pressantes du peuple notamment pour (i) l’amélioration des conditions de vie des travailleurs ; (ii) l’amélioration des conditions d’étude des étudiants et élèves ; (iii) la mise à la charge de l’Etat des frais d’établissement du certificat foncier et des frais d’immatriculation de leurs parcelles au profit des petits paysans et des petits planteurs détenteurs de droits fonciers coutumiers ; (iv) obtenir la révision à la hausse du barème de purge des droits et leurs paiements dans des délais plus courts ; (v) obtenir la livraison aux destinataires des lots de compensation au fur et à mesure de l’achèvement des travaux de viabilisation de chaque bloc de lots.

Fait à Abidjan, le 5 juillet 2020

Le Comité Central

MOTION RELATIVE A L’ALLEGEMENT DES CONDITIONS DE MISE EN LIBERTE DE GBAGBO ET BLE GOUDE PAR LES JUGES DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE

 Considérant que :

1. Messieurs Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont bénéficié d’une décision d’acquittement par la Cour Pénale Internationale, le 15 janvier 2019, après plusieurs années de détention préventive ; 2. Cette décision avait été saluée par le Parti Communiste de Côte d’Ivoire, comme par une grande partie du peuple ivoirien ainsi que tous ceux qui sont attachés aux idéaux de la libération et de la dignité de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique ;

Vu que :

1. la mise en œuvre de cette décision vient d’être renforcée le jeudi 28 mai 2020 par la libération des mouvements des intéressés qui ont désormais le droit se rendre dans tous les pays membres de la CPI, y compris la Côte d’Ivoire ; 2. la constitution ivoirienne stipule en son article 22 : « Aucun ivoirien ne peut être contraint à l’exil ».

Le Comité Central du Parti Communiste de Côte d’Ivoire réuni en son 8ème  plénum  demande au gouvernement ivoirien de créer toutes les conditions pour faciliter le retour des deux responsables politiques en Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 5 juillet 2020.

 Le Comité Central 

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