Après la déclaration des ex-combattants à Korhogo / Babily Dembélé entendu à la Préfecture de police d’ Abidjan pendant 4 heures d’horloge Featured

04 Oct 2019
80 times
Babily Dembélé, président du parti CIDP. Babily Dembélé, président du parti CIDP.

Babily Dembélé a été  auditionné le jeudi 03 octobre 2019 de 12 h 15 à 20 h50 par le préfet de police d’Abidjan et un procureur. Selon un proche  du président du CIDP, cette convocation a été faite  à la demande du ministre de l’Intérieur. « Il est reproché à M. Babily  d’entretenir des hommes en armes, de troubles à l’ordre public, d’avoir un parti légalement non constitué (…) », a confié notre interlocutrice présente à la préfecture  de police.

Elle a également indiqué qu’après la première audition qui a duré plus de 4 heures,  dans un bureau de la préfecture de police d’Abidjan sise à Adjamé-filtisac,  par le préfet de police d’Abidjan et un procureur, le président du CIDP a signé le procès-verbal. Contre toute entente, « on a demandé au président Babily  de rester pour répondre aux questions transmises par  le ministre de l’Intérieur », a confié un proche de l’ancien conseiller de Bédié et ambassadeur auprès des pays arabes sous Laurent Gbagbo, de 2007 à 2010. Après une longue attente dans un bureau où il a été enfermé seul, sans l’assistance de ses deux avocats,  Babily Dembélé a finalement été libéré aux environs de 21 heures. Il se présentera à nouveau à la préfecture  de police d’Abidjan le mardi 08 octobre prochain à 10 heures pour être auditionné sur cette même affaire des ex-combattants.

 « C’est le mercredi 02 octobre 2019 après 23 heures que le commissaire Aliali, chef du district de Cocody,  est venu me remettre  la convocation à mon domicile. Il a insisté que je me présente  à la préfecture de police d’Abidjan délocalisée à Adjamé Filtisac. Les questions ont tourné autour de la déclaration faite samedi 28 septembre dernier à Korhogo par les ex-combattants. Il m’a été indiqué que les démobilisés  ont menacé. Ils m’ont aussi demandé si leurs revendications étaient légales. On m’a aussi interrogé sur mes alliances avec les ex-combattants et les ex-détenus pro Gbagbo. Si cette alliance n’avait pas pour objectif  de créer une banche armée, des troubles à l’ordre public ?  J’ai donc été convoqué pour trouble à l’ordre public. En retour j’ai répondu que je suis un citoyen ; que mon objectif était de rapprocher les deux groupes qui hier  se sont tirés là-dessus  pour construire la paix. La préoccupation est de faire en sorte qu’il n’y ait plus de guerre en Côte d’Ivoire ; que les Ivoiriens se parlent, qu’on ne parle plus d’armes  et de guerre en Côte d’Ivoire. Les ex-combattants et les détenus pro Gbagbo m’ont compris. Nous sommes chaque fois ensemble. Je les ai envoyés en mission de paix et de  réconciliation  à l’intérieur du pays. Je ne le fais pas pour organiser  une branche armée mais pour sensibiliser la population à la question de paix et de réconciliation. Ça  été très long, sans aucune menace, dans la sympathie. J’ai reçu une autre convocation pour revenir le mardi prochain pour  vérifier tous les dossiers du parti  et l’évolution des choses. J’espère que cette fois-ci les choses se passeront bien. Ce que je  peux vous dire, ils ont pris l’agrément de mon parti. Je précise au passage que le CIDP, présent sur l’échiquier politique en Côte d’Ivoire  depuis sept (7) ans,  est en règle vis-à-vis de l’Etat de Côte d’Ivoire. Nous leur avons remis aussi le récépissé du parti.

Je tiens à réaffirmer ma volonté de poursuivre le rapprochement avec les ex-combattants pour parler de paix et de réconciliation en Côte d’Ivoire. Vous avez, ma devise, la Côte d’Ivoire d’abord. Je suis engagé pour faire revenir la paix, la réconciliation en Côte d’Ivoire,  la cohésion sociale  entre tous les fils et filles  de la Côte d’Ivoire. Je suis Ivoirien, j’ai des intérêts dans ce pays. Ce que nous avons perdu durant la crise, c’est trop. Il ne faut plus que cela arrive. Je ne suis pas militaire,  non plus  un passionné de pouvoir. Ma préoccupation n’est pas l’élection présidentielle de 2020 mais pour une Côte d’Ivoire apaisée, réconciliée. C’est la raison de mon alliance  avec les ex-combattants et les ex-détenus pro Gbagbo.

Je salue la presse nationale, les Ivoiriens pour leur mobilisation autour de ma personne. Je suis finalement rentré chez moi », a confié le président Babily Dembélé à sa sortie des locaux de la préfecture  de police d’Abidjan.

Le samedi 28 septembre dernier à Korhogo, ville du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, les ex-combattants avaient fait une déclaration dans laquelle ils   réclamaient leur douze (12) millions  de francs CFA chacun au gouvernement et demandaient pardon aux victimes de la longue crise en Côte d’Ivoire. Les membres de la fédération des associations des ex-combattants de Côte d’Ivoire (FAEX-CI) tendaient la main  aux ex-détenus pro Gbagbo. Ils s’engageaient à ne plus faire la guerre  et demandaient la libération des prisonniers civiles et militaires  de la crise  postélectorale, le retour  du président Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et  réaffirmaient leur adhésion au CIDP du président Babily Dembélé. C’est cette déclaration  qui vaut au président du CIDP  sa convocation  à la préfecture de police d’Abidjan.

Lire la déclaration de Korhogo  des ex-combattants.

Déclaration  de la Faex-Ci des régions de la Bagoué, du Tchologo ; du Gbêkê, du Pôrô et des Lacs

La Côte d’Ivoire, depuis 1960, a été la vitrine de l’Afrique de l’Ouest. Laquelle vitrine a fait de ce pays essentiel Ouest africain l’un des plus cosmopolites du monde. Avec une population étrangère frôlant officiellement les 30 pourcents. Ce pays a de tout temps été une exception en Afrique.

Sa stabilité socio-politique, gage de cette convoitise, a fait de ce pays paisible et hospitalier, l’un des plus compétitifs de notre continent. Souvent cité en exemple pour son essor économique, en plus de grands investissements étrangers, notre pays a attiré aussi des vautours.

Friands de pouvoir, certains politiciens, se sont donné comme moyens d’accession à sa magistrature suprême, de piétiner ce qui fait sa force : C’est-à-dire SA COHESION SOCIALE.

Avec de fallacieux arguments de discrimination ethnique et religieux, ceux-ci ont fini par avoir raison sur sa devise : UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL.

LE BILAN est là ! Macabre et ahurissant :

Officiellement 3000 pertes en vie humaines, de nombreuses personnes mutilées à vie dans leur chair et dans leur âme.

La régression de l’essor économique d’au moins 50 ans,

Le musellement d’une grande partie de sa population,

Pour la première fois de son histoire se retrouve avec prêt d’un millier de prisonniers Politiques, sous appartenance ethnico-religieux.

La friction de son tissu socio-culturel.

Nous assistons impuissant la recrudescence de l’insécurité et d’une pauvreté sans aucune autre pareille.

Nous réitérons pour dire que notre engagement dans l’ex rébellion, n’avais pas pour but de créer une situation de non gouvernance comme nous le voyons aujourd’hui, mais de participer à corriger les inégalités dans le partage des ressources financières du pays.

L’ivoirien aujourd’hui a cessé de rêver. La Méditerranée est remplie de ses braves fils en quête de l’eldorado européen. La Côte d’Ivoire va de mal en pire. Ses fils restant se regardent en chien de faïence.

La FAEX-CI (Fédération des Associations D’Ex-combattants De Côte d-Ivoire), a réussi à fédérer la cellule 39, le Collectif des Ex-combattants et l’Association des Démobilisés de Côte d’Ivoire.

Précédemment supplétif des FAFN Forces Armées de Force Nouvelles, Ex-mouvement rebelle qui a vue l’accession au pouvoir du président Alassane Ouattara.

Mise sous les fonds baptismaux pour promesse non tenus par ceux qui avaient motivé leur engagement, la FAEX-CI, après plusieurs tentative infructueuse de rentrer en possession de leurs dû, a sa voir : la promesse d’une villa, une somme de 12 millions à chaque combattant comme prime de guerre. Ainsi que leur insertion dans le tissu économique du pays.

Non seulement les promesses n’ont jamais été tenues, mais aussi les ex-combattants sont rejeté par leur mentors d’hier au grand désarroi de leurs nombreuses familles aujourd’hui désillusionnées par le combat dans lequel elles ont placée beaucoup d’espoir. La mort en cascade de bon nombre d’entre ceux-ci dans l’indifférence totale est aujourd’hui inacceptable.

L’ex-combattant qui au prix d’immenses sacrifices, a contribués à l’accession au pouvoir du gouvernement du président Alassane Ouattara, s’estime aujourd’hui trahi et abusé.

Après la mort de plusieurs camarades dans des revendications pourtant pacifiques, la FAEX-CI, a l’initiative des rencontres organisées le 26 Mai et1er juin 2019 à KOUTO par le président BABILY DEMBELE sous l’égide du CIDP (Congrès Ivoirien pour le Développement et la Paix), décide ce qui suit :

Désormais, la fédération des associations d’ex-combattants de Côte d-Ivoire (FAEX-CI) décide de se placer sous la bannière du CIDP.

Les revendications de ladite fédération se feront purement dans un cadre politique.

Donne quitus au président Babily Dembélé pour défendre les droits qui sont les leurs.

Informe l’opinion nationale et internationale que leurs revendications restent toujours sur la table de discussion.

Demande la libération de prisonniers politique et le retour du président Laurent Gbagbo dans son pays ainsi que le retour des exilés.

C’est donc avec un grand regret et amertume que nous assistons impuissant au plumage des valeurs que nous nous sommes donné et au déroutage du combat que nous avons mené. C’est pourquoi, nous la FAEX-CI demande encore une fois de plus pardon aux victimes de cette crise et prompt rétablissement à tous ceux qui en traînent encore des séquelles.

Nous ne réparerons certainement pas les préjudices, nous ne renverrons certainement jamais ceux qui y ont malheureusement perdu la vie.

C’est pourquoi nous appelons au bon sens des Ivoiriens et leurs capacités de taire les clivages, à leur esprit d’ouverture et sens du pardon légendaire, à leur bonne volonté et leur amour pour ce pays. A leur courage et leurs valeurs pour donner une seconde chance à la paix. A Cette paix qu’ils jalousent tant et très chère au président Félix HOUPHOUET-BOIGNY qui en a fait une seconde religion pour ce pays.

Aux hommes politiques, nous rappelons qu’aucun pouvoir n’est éternel, aucun individu ne demeure à jamais. Ce pays nous a été légué par nos prédécesseurs. Faisons en sorte que nous n’écrivons pas notre histoire dans sa page sombre. Vous portez en vous la responsabilité du bien-être de la population qui vous a fait confiance, ne la décevez pas. Le peuple vous regarde et l’histoire a sa plume en main. Prête à vous inscrire dans la mémoire collective.

Aux adversaires d’hier, appelé abusivement des pros Gbagbo, nous savons que votre combat d’hier est légitime. Nous aussi, aurons pris votre posture si nous étions confrontés à la même situation. Mais sachez-le ! Nous sommes frères et jamais aucun conflit entre frères n’est reste sans solution. Les livres saints nous parlent des temps. Un temps pour se battre et un temps pour faire la paix. C’est vrai que nous nous sommes battu hier parce que ce temps était réservé pour. A présent, laissons le temps de la paix nous guider pour laisser à nos enfants un pays qui ne leurs fera pas peur. Un pays où le Bété aura encore pour tuteur un Senoufo, où un Attié aura encore pour épouse une Tagbana, où une Odieneka aura encore pour ami un Baoulé, où un Agni pourra encore saluer  un Kôyaka, où un Mahoka continuera de prendre un pot avec un Guéré. etc.

Sachez-le, des frères ne se battent pas parce qu’ils sont forcément ennemis, de même on ne devient pas ennemis parce qu’on s’est battu hier ! Loin de là. On se bat, parce que nous avons un idéal. Et aucun idéal n’est fait pour diviser mais plutôt consolider. C’est ce que nous avons tous fait hier.

Des nations ont connues et ont compris cela. C’est pourquoi elles sont devenues grandes et puissantes. Réussir à tirer leçon de nos erreurs, c’est comme ça l’on devient grand.

Allons donc de l’avant.

Aux guides religieux, aidez-nous à gagner ce pari

Aux chefs traditionnels, nous comptons sur vous pour nous aider à y parvenir.

Les hommes passent. Mais la Côte d’Ivoire demeure. L’histoire et nos enfants nous regardent. Ne les décevons pas.

Grand merci encore au président BABILY BEMBELE pour sa prise de responsabilité quant à cette initiative. Merci au CIDP pour avoir accepté de l’incuber.

Donnons tous une chance à la paix et réconciliation entre le filles et fils de ce pays et sauvons notre Côte d’Ivoire.

Vive la réconciliation Nationale

Vive le président BABAILY BEMBELE et le CIDP

Vive la CÔTE D’IVOIRE

                                                                 JE VOUS REMERCIE

Pour la Fédération des Associations D’Ex-combattants De Côte d-Ivoire

LE PRESIDENT

Issouf OUATTARA

Rate this item
(0 votes)
JusteInfos

L'information mesurée et sans passion.

Website: www.justeinfo.net
Login to post comments

Entreprise: Groupe Océan Vision Communication (GOVCom) 

Capital:  5 millions de FCFA 

Siège sociale: Koumassi Sicogi 1,  80 logements Porte N° 3133 

N°RCCM N°CI-ABJ-2018-B-00937 DU 17/01/2018 

Adresse Postale: 10 BP 2856 Abidjan 10 

contacts: (225) 07 77 61 60 40 37 56 44 

GERANT
KAKOU KADJO BENOIT
 
DIRECTEUR DE PUBLICATION ET REDACTEUR EN CHEF 
 BENOIT KADJO
 
 
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION
ANGE DINAOULÊ

 

Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Galerie photo