Benjamin TEHE (délégué de Lider Allemagne Autriche) : « Être membre du Rhdp aujourd’hui est comme appartenir à une secte » Featured

25 Sep 2019
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Dans une interview accordée au service communication d'Afrique Impact, Benjamin TEHE, délégué de Liberté et démocratie pour la République (LIDER) Allemagne-Autriche, s'en prend au pouvoir d'Alassane Ouattara. Ce proche de Mamadou Koulibaly dénonce un traitement de faveur en Côte d'Ivoire, à l'égard des membres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). 

Afrique impact : Quel regard portez-vous sur le traitement de faveur dont bénéficient les dignitaires du Rhdp malgré les mauvaises actions dont ils se font coupables ?

BDT : Vous savez, le président de la République est le garant de la Constitution. Si depuis 2011, des actes sont posés en violation flagrante de la constitution que ce soit celle de 2000 dont s’est doté le peuple que celle de 2016 taillée sur mesure pour les besoins de la cause ; le seul et unique coupable : c’est le garant. Un discours politique malicieux et plein de roublardise a toujours un effet négatif sur celui qui le tient et les faits sont têtus. L’article 4 du chapitre 1 (des droits et des libertés) de la Constitution est tellement clair que l’on se demande bien si nous ne sommes pas dans un royaume. La démocratie ne saurait s’accommoder à de tels agissements. Être membre du RHDP aujourd’hui est comme appartenir à une secte. Malheureusement, les rites initiatiques de ce groupe ne correspondent pas aux valeurs à défendre pour la construction d’une nation forte, prospère et démocratique.

Afrique impact : Plusieurs compatriotes sont emprisonnés, maltraités parfois sans procès, et cela en violation de la Constitution. Qu’en pensez-vous ? 

BDT : Hélas ! Le constat est triste, pénible et insupportable. Personne n’est épargné. Civiles, militaires, cadres, défenseurs des droits de l’homme et citoyen lambda. Certains sont en attente de jugement depuis des années. Vous savez, la Côte d’Ivoire regorge de très grands juristes, de très bons magistrats, de très bons greffiers, etc. Mais le problème est que nous sommes dans la phase de profanation juridique ou judiciaire. C’est la confusion totale. Personne n’ose dire le droit. Parfois, quand le droit est dit, les décisions sont contestées par les tenants du pouvoir. Ce n’est pas normal. Il faut sortir le pays de ce marasme judiciaire. Cela risque de nous conduire vers une voie sans issue. On ne peut pas vivre au 21ème siècle dans ce beau pays et continuer de bafouer les libertés individuelles et collectives. C’est le lieu d’interpeler toutes ces organisations dites internationales qui sont promptes à crier sur tous les toits quand un régime ne les arrange pas et qui ferment les yeux sur de pires formes de maltraitances quand ils sont de connivence avec le régime en place. Je ne les citerais pas, vous les connaissez tous. C’est le lieu de demander au garant de la Constitution, de libérer ces compatriotes, car leur détention à ce jour ne se justifie pas au regard de la situation sociale et politique, mieux au regard du droit. 

Afrique impact : Comment jugez-vous l’attitude du procureur de la République dans les poursuites engagées à longueur de journée ?

BDT : Pour ceux qui suivent de près l’actualité sociopolitique en Côte d’Ivoire, vous remarquerez que ces sorties ont toujours des relents de pompiers volants au secours, non du droit, mais du politique. Il peine à convaincre même les néophytes en matière juridique sans oublier une population dont le regard sur la justice actuelle est passé du doute au mépris. Il est dans l’un des plus mauvais rôles du scénario juridico-social présent. Les raisons qui sont souvent avancées côtoient la comédie et la profanation juridique. Il faut donner une chance à la réconciliation à travers une séparation effective des différents pouvoirs dans notre République. Hélas! Le procureur rame à contrecourant de cet idéel. C’est son choix. Il doit l’assumer. 

Afrique Impact : Qu’est-ce qui explique selon vous cette unième chienlit occasionnée par les FACI et la Police nationale ?

« Éduquons-nous, disciplinons-nous et travaillons pour éviter de prendre les armes pour revendiquer des rançons comme des mercenaires »

BDT : Vous savez, à Lider nous insistons sur le développement humain. Le candidat à la présidence, le professeur Mamadou Koulibaly travaille sur ce point qui à notre sens est fondamental pour la stabilité d’une nation comme la nôtre. Quand des gens sont recrutés sur aucune base objective, quand ils sont enrôlés à tour de bras pour le plaisir du chef et de son clan, quand ils ne reçoivent aucune formation véritable, c’est un danger pour les générations présentes et futures. Le capital humain est bafoué et cela aura des répercussions inimaginables sur le pays. Cette composante intangible qu’est la formation ou l’éducation n’est pas à négliger. Avoir une arme et ne pas savoir où, quand et comment s’en servir est dangereux. Être dans un corps de sécurité, de défense et ne pas savoir se comporter est aussi dangereux qu’une bombe à fragmentation. Retournons aux valeurs qui fondent une société démocratique. Éduquons-nous, disciplinons-nous et travaillons pour éviter de prendre les armes pour revendiquer des rançons comme des mercenaires. Dans un pays démocratique, tous ces corps sont au service du peuple. Mais le constat est négatif. Ce sont plutôt eux qui terrorisent la population au lieu de la rassurer. Il faut revenir à la base. Former les Ivoiriens à la citoyenneté, au civisme et au respect de valeurs démocratique. C’est l’un des combats de mon parti Lider et les Ivoiriens sauront faire le bon choix en 2020. 

Afrique Impact : Votre mot de fin.

BDT : La première de toutes les matières : c’est l’Homme. Et un homme bien éduqué, bien formé est une richesse intarissable pour sa société et pour le monde. La connaissance, le savoir, la compétence, la formation, l’éducation, la santé ; voilà ce sur quoi le candidat, le professeur Mamadou Koulibaly travaillera après les élections de 2020, si bien sûr nous l’élisons à la Présidence de la République. Changer de cap. Voici sa vision. Et on peut le faire. Et je sais que mon peuple peut le faire. Les défis sont certes, grands, mais pas insurmontables. Les Ivoiriens savent relever les défis. Il nous suffit de faire le bon choix. Et Koulibaly Mamadou est prêt à tout pour faire de la Côte d’Ivoire, un pays moderne, travailleur, paisible et toujours hospitalier. Merci ! 

Source : SERCOM AFRIQUE IMPACT

Last modified on mercredi, 25 septembre 2019 23:43
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