Affaire CEI, alliances Fpi-Pdci, gestion du pouvoir Ouattara…/ Johnson Adiko (Président de la CPE) : « Le président Ouattara est entouré d’une mafia » Featured

16 Juil 2019
329 times

Johnson Adiko, Président de la Coalition Patriotique pour l’Emergence dénonçant une mafia autour du président Ouattara, l’invite à s’en débarrasser. Aussi, dans cet entretien, Johnson Adiko tenant responsable de la misère des ivoiriens, les collaborateurs du Chef de l’Etat, appelle à un éveil de conscience des populations ivoiriennes à ne plus accorder leur confiance aux candidats à la présidence dont l’offre politique est simplement basée sur un militantisme politique, l’ethnie ou sur la religion. 

 

"Le retrait de Bédié, Gbagbo et Ouattara de la scène politique soulagera la Côte d’Ivoire des maux dont elle souffre"

M. Johnson Adiko vous êtes le président de la Coalition Patriotique pour l’Emergence (Cpe). En mai 2019, vous lanciez vos activités au cours desquelles vous dénonciez ce que vous avez qualifié de ‘‘tontine politique’’ entre les présidents Ouattara, Bédié et Gbagbo et par la même occasion, vous avez lancé un appel au pourvoir afin qu’il implique la jeunesse dans la reforme amorcée de la Commission Electorale Indépendante pour une CEI devant rassurer tout le monde en 2020. Quel bilan faites-vous trois mois après ?

Johnson ADIKO, président de la Coalition Politique pour l’Emergence que je suis, avait, en mai dernier, au cours d’une conférence de presse, dénoncé l’attitude de nos trois grands leaders, à savoir les président Laurent Gbagbo, Konan Bédié et Alassane Ouattara. Cette attitude s’apparente, à notre sens, à une ‘‘tontine politique’’. La Côte d’Ivoire mérite aujourd’hui d’être dirigée par des hommes compétents. Malheureusement pendant 30 ans, nous avons constaté que le pays est dirigé par des arrangements qui ne tiennent pas compte des problèmes basiques de nos populations. Nous sommes aujourd’hui sur le terrain, nous avons sillonné plusieurs communes de la ville d’Abidjan notamment celles les plus touchées par la crise. A savoir : Youpougon où nous sommes allés trois fois et Abobo deux fois pour porter notre message afin d’amener nos populations à comprendre que leur tranquillité, leur bonheur ne saurait être garanti tant que ces trois grands resteront toujours présents dans l’arène politique. Nous avons noté que le message passe très bien. Nous pensons donc qu’à partir de 2020, les populations dans le choix de leurs élus, sauront se démarquer du choix basé sur la religion, l’ethnie, la politique, le clivage dans lequel, ces hommes politiques ont réussi à nous entrainer et qui nous conduit dans les crises à répétitions. Les populations aujourd’hui ont compris qu’il faut plutôt faire le choix parmi les projets de société qui prennent en compte leurs intérêts. De là, nous pouvons dire que notre bilan rencontre l’adhésion des populations et est positif.

Concernant le CEI, nous saluons l’initiative du gouvernement qui a fait le pas en ouvrant les discussions. Mais nous sommes restés sur notre faim parce que nous avons constaté que les discussions n’ont pas été inclusives surtout au niveau de la jeunesse. Elle n’a pas été associée alors que nous avions vivement exprimé ce vœu. Aussi, des partis politiques ont boycotté ces discussions-là. C’est d’ailleurs une chose que nous regrettons parce que pour nous, à la CPE, quand on n’est pas d’accord, on estime qu’il faut aller dire qu’on n’est pas d’accord. Car mener la politique de la chaise vide n’a jamais rien apporté. Nous demandons au gouvernement de continuer les discussions parce que telles que les choses sont faites, si on ne parvient pas, à 15 mois des élections, à un vrai consensus, nous courront inexorablement vers une autre crise encore. Et pour nous il est important d’ouvrir les discussions de sorte à permettre à tout le monde de venir s’exprimer en faisant en sorte qu’il n’y ait pas de préalable qui soit posé avant ces discussions. Il faut recueillir les avis des uns et des autres. Mais quand le gouvernement se focalise sur un ordre du jour déjà préétabli, je pense que cela n’est pas fait pour arranger les choses. La preuve, le FPI d’Affi N’Guessan qui a pris part à ces discussions est ressorti avec encore des préoccupations. Il dit qu’il ne se reconnait pas dans cette réforme. Cela veut dire que les débats ont été, à la base, biaisés. C’est pourquoi, nous pensons qu’il faut revoir tout cela.

Pour aller aux élections, il faut, bien entendu, avoir sa carte nationale d’identité (Cni) qui est arrivée à expiration pour la plupart des potentiels électeurs. Le gouvernement, contre toute attente de ce qui est fait à la veille du scrutin présidentiel, a décidé que pour l’obtenir, les requérants déboursent 5 000 FCFA. Que pensez-vous de cette décision ?           

La CPE attend des explications du gouvernement sur cette décision de faire payer la Carte Nationale d’Identité aux Ivoiriens à hauteur de 5000 FCFA. Ce n’est qu’après cette explication que nous pourrons nous prononcer sur cette décision. Mais en attendant, nous observons et nous sommes sûrs que le gouvernement viendra nous expliquer pourquoi elle n’est pas gratuite mais payante.

Mais ce document a toujours été payant pour celui qui en fait la demande ?

C’est quand tu l’as perdue et que tu sollicites un duplicata que tu paies.

Mais qu’en est-il pour les nouveaux majeurs qui la sollicitent en dehors des élections ?

 C’est pour tout cela que nous disons que nous attendons des explications du gouvernement. Qu’il vienne nous dire pourquoi, elle n’est pas gratuite. Et ce n’est qu’après ça que nous disposerons d’éléments nécessaires pour nous prononcer.

Etes-vous pour une réconciliation entre tous les Ivoiriens, si oui, comment se fait-il que vous dénonciez un rapprochement de Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié ?

Le combat de la Coalition Patriotique pour l’Emergence, a toujours été celui de la réconciliation, la cohésion sociale et la paix. Dès lors, nous ne pouvons pas être contre des ivoiriens qui se retrouvent pour se réconcilier. Par contre ce que nous dénonçons, ce sont les alliances qui se font au gré des intérêts personnels pour essayer de conquérir ou reconquérir le pouvoir d’Etat. Est-ce que le Fpi peut expliquer de façon audible aux Ivoiriens pourquoi il est entrain de se mettre en alliance avec le Pdci ? Je crois même que quand nous avons dénoncé cette alliance, le Pdci a fait un démenti pour dire que ce n’était pas une alliance mais plutôt une plate-forme non idéologique. Nous avons estimé que le Pdci prenait le raccourci pour sa défense qui n’était d’ailleurs pas juste. Pour nous, il s’agit là de faire injure à l’intelligence des ivoiriens parce que nous ne comprenons pas comment une plate-forme peut être non idéologique. Si elle n’est pas idéologique, c’est qu’elle est dépourvue d’idée ! Est-ce, ce que le Pdci voulait dire ? Nous voyons là encore un arrangement politique. Nous estimons que cela n’est pas un programme de société qui doit gagner l’adhésion des ivoiriens. La Côte d’Ivoire est un pays assez sérieux qu’il faut le sortir de telles alliances qui ne peuvent rien lui apporter si ce n’est des crises et la misère pour les populations. Elle a plutôt besoin de compétence pour son émergence. Les différentes alliances qui ont eu lieu ne l’ont pas été sur une base idéologique. La première alliance s’est faite entre le Fpi et le Rdr pour pouvoir chasser Bédié du pouvoir d’Etat. La deuxième l’a été entre le Rdr et le Pdci pour chasser Gbagbo du pouvoir. Aujourd’hui la troisième alliance qui se prépare est entre le Pdci et le Fpi contre le Rhdp. Nous pensons que c’est un système que les trois grands leaders se sont dotés pour caporaliser l’environnement socio-politique. Et nous dénonçons cela !

Si le président de la CPE que vous êtes, devez engager des consultations avec les responsables du Fpi, vers qui allez-vous diriger ?  

La CPE ne fait pas de préférence entre responsable de parti politiques. Il ne nous revient pas de dire qui est Fpi ou non. Nous, nous adressons aux populations de tous les partis politiques. La CPE qui est un mouvement politique qui met en avant les préoccupations sociales des populations, contrairement aux partis politiques qui ont pour seul objectif la reconquête ou la conquête ou la conservation du pouvoir ce qui les rend fou ou démagogues parce qu’il faut le pouvoir à tout prix.

Est-ce à dire que la CPE n’aura pas de candidat à la présidentielle 2020 ?

Ce n’est pas à la CPE de faire le choix de candidat. Notre combat en ce moment, c’est de montrer aux populations de revoir le mode de désignation de leurs élus. Celui-ci doit pouvoir changer. Hier les populations faisaient le choix sur les clivages politique, religieux et ethnique. Aujourd’hui, elles doivent faire des choix basés sur le programme et les compétences. Nous faisons donc de la sensibilisation sur cela. Ce qu’il faut par contre retenir, c’est qu’en 2020, la CPE donnera une consigne de vote aux populations en fonction des programmes, de l’offre politique des candidats.

Quelle est concrètement l’offre politique que propose la CPE aux Ivoiriens ?   

Notre combat tient à la sensibilisation des ivoiriens sur ce que doit être désormais leur mode de désignation de leurs élus. Il s’agit de leur dire comment ils doivent faire leur choix. Voici les critères, le portrait-robot du candidat idéal. C’est donc ensemble avec les populations que nous allons regarder dans les offres politiques qui nous seront désormais proposés par les différents partis politiques. Mais pour l’instant, nous pensons que les Ivoiriens ont besoin de choses basiques qui pendant trente ans n’ont pas encore trouvé de solution. Et ces choses simples là se nomment santé, sécurité, logement, éducation, la lutte contre le chômage et contre la cherté de la vie. Voici des choses basiques aussi simples pour un pays qui se veut émergent qui n’a pas encore trouvé de solution. Il s’agit donc pour la CPE de trouver le cadre capable de trouver des solutions à ces préoccupations.

Vous parlez de santé, quel regard portez-vous sur la Couverture Maladie Universelle (CMU) qui est annoncée à démarrer ses activités depuis le 1er juillet 2019 ? Selon vous, le dispositif mis en place répond-il aux besoins de santé des populations ?

Je pense qu’elle est en phase d’expérimentation. Il faut d’abord la voir à l’œuvre avant de pouvoir se prononcer là-dessus. On sait que des gens se sont faits recensés et des cartes ont été distribuées. Ceux qui travaillent paieront pour les plus économiquement faibles. Attendons de voir l’exécution pour apprécier.

L’actualité porte également sur le procès de l’ex-maire du Plateau, Noël Akossi Bendjo, jugé par contumace et condamné à 20 ans de prison ferme et 10 milliards de FCFA à sa sortie de prison. Que vous inspire ce procès que les avocats du mis en cause jugent inéquitable ?

Merci de l’occasion que vous nous donnez une fois encore de nous prononcer sur les sujets qui nous ont toujours préoccupés. Notre position a toujours été claire. Ce n’est pas à nous de commenter une décision de justice. Cependant et je l’ai dit lors de ma dernière conférence de presse, qu’il ne faut pas que les actions du gouvernement ressemblent à une chasse aux sorciers. Nous savons tous que le cas Akossi Bendjo n’est pas le seul cas en Côte d’Ivoire ici. Si le gouvernement a décidé d’assainir l’espace administratif et financier, il faudra l’étendre à tout le monde. Mais telles que les choses se sont faites, nous disons que cela ressemble à une chasse aux sorciers et ça nous dénonçons avec la dernière énergie. Nous savons que la Mairie du Plateau n’est pas la seule Mairie où il y a eu des détournements de ce genre. Si le pouvoir en place veut être objectif et veut que l’on le suive dans cette démarche-là, il faut qu’il étende ce nettoyage à toutes les autres communes. Mais si cela reste dans la seule commune du Plateau, la CPE considèrera cette action comme une chasse aux sorciers pour la simple raison que le Pdci n’a pas adhéré au RHDP.

Que pensez-vous donc de la démocratie sous le régime Ouattara ?

Je pense que tout le monde a sa part de responsabilité dans tout ce qui se passe en ce moment en Côte d’Ivoire. Je voudrais d’abord dire que les emprisonnements n’ont jamais rien réglé. Nous constatons depuis un moment une certaine vague de tentative d’arrestation et je voudrais demander au pouvoir de sursoir à cela parce que si l’on veut régler des problèmes politiques avec les instruments de la justice, il y aura risque de répétition de crises que nous avons connues jusque-là dans le pays. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous demandons aux autorités de faire très attention. Parlant de la démocratie, il faut alors comprendre les raisons de  notre démarche d’appeler au renouvellement de la classe politique. La CPE pense que nos trois grands leaders ont fait trop de tort aux Ivoiriens. C’est pourquoi nous demandons leur retrait purement et simplement de la scène politique. Si la réconciliation se fait difficilement, si la cohésion sociale se fait difficilement, c’est à cause de ces trois grands-là. Ils ont caporalisé leurs militants et font en sorte que la Côte d’Ivoire ne s’en sorte pas. Sur le sujet, je voudrais me permettre de répondre à Charles Blé Goudé qui souhaite voir les trois grands se retrouver pour se parler. Tout en saluant le combat qu’il mène et qui rentre dans le cadre de notre engagement pour le pays, je voudrais à mon tour lui dire que cette rencontre qu’il souhaite sera de trop parce que si les rencontres entre ces hommes là pouvaient apporter quelque chose à la Côte d’Ivoire, il n’y aurait pas eu le coup d’Etat de 1999, la tentative de coup d’Etat de 2002 et la crise postélectorale de 2010. Pendant trente ans ces trois ainés ont discuté et ils ont toujours privilégié leurs intérêts personnels au détriment de ceux des populations. Pour nous, et cela ne doit faire l’objet de tout autre forme de discussion, leur retrait soulagera la Côte d’Ivoire des maux dont elle souffre. Que dans leur formation politique, les gens se préparent à la relève.

Que vous inspire de la guéguerre entre l’ex président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro et l’actuel, Amadou Soumahoro, guéguerre qui les a conduits sur la scène de l’Assemblée Parlementaire Francophone ?

J’ai été choqué de voir à quel point des autorités de notre pays peuvent se ridiculiser au plan international avec ce qui nous a été rapporté depuis Rabat. Ça n’était pas du tout honorable pour notre pays. Je ne suis pas membre de l’APF et je ne connais pas non plus ses textes. Mais je pense que le droit a été dit parce que pour nous toute une communauté internationale ne peut pas être contre un individu. Le faux qu’on a voulu nous présenter à Rabat, je pense que la vérité a fini par rattraper les uns et les autres avec ce qui s’est passé à Abidjan.

Un message aux Ivoiriens qui attendent beaucoup de leurs gouvernants ?   

Je voudrais revenir sur un message que j’ai eu à adresser au président de la République pour lui répéter que, pour un pays dont la croissance a atteint les deux chiffres, il n’est pas normal que les Ivoiriens continuent de souffrir autant. Cette croissance-là ne se ressent pas dans les assiettes. Et le président de la République et l’Ivoirien lambda savent pourquoi cela ne se ressent pas dans les assiettes. Voyez-vous les efforts consentis par le Président de la République, et là encore je lui laisse le bénéfice du doute, ces efforts pour créer cette croissance sensée créer une part du marché pour les entreprises ivoiriennes, malheureusement il y a un phénomène qui existe et perdure et qui fait en sorte que les Ivoiriens ne se retrouvent pas. Ces marchés sensés revenir aux petites structures sont repris par les mêmes dirigeants. Dans des Ministères, les patrons créent des sociétés écran et récupèrent les marchés dédiés aux petites entreprises. Tant que cela continuera, le peuple ne sentira rien dans son assiette. Quand nous avons interpellé le président de la République, la seule réponse qu’il nous a donné, c’est de nous demander de lui apporter des preuves. J’ai été choqué parce que j’ai pensé que le président de la République qui dispose de tous les moyens pour s’enquérir de toutes les informations, allait engager des enquêtes pour se fait un état de ce que nous lui avons indiqué afin de comprendre pourquoi ce qu’il crée comme richesse ne se ressent pas dans les assiettes de ses concitoyens. Il a préféré le raccourci. Mais il ne nous revient pas de lui apporter des preuves. Il est économiste et s’il veut vraiment mettre un terme à ce phénomène-là, cette mafia qui l’entoure, il en a les moyens. En consultant simplement les comptes de ses collaborateurs, il ne doutera plus de ce que nous avançons. Nous connaissons tous le salaire d’un ministre ivoirien. Il varie entre 3,8 millions FCFA et 5,750 millions de FCFA. Alors comment comprendre que des gens, même s’ils font des économies, à peine nommés, six mois après, ils deviennent milliardaires ? La preuve qu’il demande se trouve juste à côté de lui. Et cela ne concerne que 10% de la population qui l’entoure.

Aux peuples de Côte d’Ivoire, je les invite à la patience, parce que le combat de la CPE va apporter les changements qu’ils attendent. Il faut tout simplement qu’ils croient en ce que nous faisons. Qu’ils comprennent que la haine n’est pas le remède à la souffrance.  La haine de nos pères ne doit pas être le fardeau de nos fils. C’est pour cela que la Coalition Patriotique pour l’Emergence appelle au renouvellement de la classe politique en Côte d’Ivoire. Une fois que cela est fait, on peut alors créer un nouveau contrat social pour le bien des populations. Il faut croire en nous en se mettant au travail.

Réalisée par Jules Eugène N’DA

Rate this item
(1 Vote)
JusteInfos

L'information mesurée et sans passion.

Website: www.justeinfo.net
Login to post comments

Entreprise: Groupe Océan Vision Communication (GOVCom) 

Capital:  5 millions de FCFA 

Siège sociale: Koumassi Sicogi 1,  80 logements Porte N° 3133 

N°RCCM N°CI-ABJ-2018-B-00937 DU 17/01/2018 

Adresse Postale: 10 BP 2856 Abidjan 10 

contacts: (225) 07 77 61 60 40 37 56 44 

GERANT
KAKOU KADJO BENOIT
 
DIRECTEUR DE PUBLICATION ET REDACTEUR EN CHEF 
 BENOIT KADJO
 
 
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION
ANGE DINAOULÊ

 

Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Galerie photo