Grève des enseignants / Aka Kadio Claude (Président de l’Opeeci) : « Je n’ai jamais vu une négociation où les concernés ne sont pas là » Featured

26 Fév 2019
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Claude Aka Kadio, Président de l'Opeeci. Claude Aka Kadio, Président de l'Opeeci.

Le Président de l’Organisation des parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Opeeci), Aka Kadio Claude, après la décision du Ministère de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, de suspendre les discussions avec les enseignants grévistes parle des actions que les parents d’élèves entendent mener dès ce mardi 26 février 2019 pour amener les deux parties à reprendre le dialogue.   

La situation au niveau des discussions est bloquée. Que disent les parents d’élèves qui sont malheureusement l’un des grands perdants dans cette situation de grève?

On est en activité dès ce soir à 17h. Nous croisons l’Iseppci. Demain nous allons croiser le Syneci qui est déjà d’accord pour reprendre les cours. Nous sommes en négociation parce que, comme la situation est devenue comme ça, c’est nous qu’on regarde. Ce qui est sûr, jusqu’à la fin de la semaine, nous allons trouver une solution. Nous avons espoir.

Quand les enseignants disent qu’ils ont besoin d’interlocuteurs fiables à l’image des ministres de la Fonction publique qui les emplois, le ministre du Budget pour les indemnités de logement et la ministre de l’Education pour les questions pédagogiques croyez-vous que cette demande est normale ?

Je trouve très normal que ce soit comme ça. Parce que je n’ai jamais vu une négociation où les concernés ne sont pas là. C’est comme si vraiment cela ne les intéressait pas du tout. Donc ce n’est pas normal. Il faut que les différents ministres impliqués dans le projet prennent leurs responsabilités pour que les négociations aboutissent réellement. Parce qu’on fait du surplace. Et ce n’est pas normal parce qu’on ne peut pas négocier comme ça avec des gens. Donc je crois que le ministre ne joue pas franc-jeu. Il faut qu’il s’implique sérieusement, s’il veut que la situation s’arrange. Nous allons rencontrer les enseignants. Demain et après-demain, nous allons boucler cela. Et après nous allons chercher à rencontrer le Ministère de l’Education nationale pour voir de leur côté qu’est-ce qu’ils peuvent nous offrir. Si déjà il y a quelques assurances de la part des enseignants, nous allons partir avec ça pour pouvoir faire la jonction. C’est ce que nous sommes en train de faire.

Donc dans votre démarche, vous voulez que les enseignants reprennent les cours pendant qu’ils discutent ?

Bien sûr. Ils peuvent suspendre si ce qui a été dit n’est pas respecté. Mais pas une rupture totale. Mais au moins, qu’ils donnent l’impression qu’ils sont de bonne foi. Et à partir de ça, on pourra se saisir de cela pour convaincre le ministre pour pouvoir ouvrir les portes sérieusement à des conclusions qui puissent arranger tout le monde.

Mais ce qui coince est que les enseignants ont l’impression que le gouvernement veut les faire tourner en bourrique étant donné que depuis près deux semaines de discussion rien n’avance. Pour ce faire, ils disent que tant qu’ils n’obtiendront pas une avancée dans les discussions, ils ne céderont pas. C’est là le vrai problème ?   

Effectivement, les responsables syndicaux interviennent au nom de toute une masse de population. Donc ceux qui sont devant sont en danger. S’ils essaient de jouer un peu, ils peuvent être lynchés par leurs camarades. Si tout ce qu’ils disent ne convainc pas la masse, les gens ne répondront pas. Surtout que la violence s’est invitée dans le combat, avec les enseignants bastonnés à Bouaké, leurs motos brûlées. Les gens sont fâchés. Donc la situation devient très délicate. Il faut utiliser beaucoup de tact pour avancer dans cette voie. Nous allons essayer de faire ce que nous pouvons. Mais il faut que le gouvernement joue son rôle de conciliateur, de Père de la nation. On a même pris des contacts avec la Primature. Ils ont demandé que les gens envoient les noms des associations, ils vont venir visiter nos sièges pour voir dans quelle mesure ils viendront discuter avec nous. Donc nous sommes vraiment en train de travailler.

Les enseignants disent que dès qu’il y a une avancée, ils sont prêts à aller en assemblée générale pour décider ce qu’il y a à faire. Est-ce qu’il n’y a pas mieux à voir dans la direction du gouvernement qui semble plus radical ?

Quand nous allons partir vers le Ministère, il faudrait que nous ayons l’avis réel des enseignants. Nous leur dirons voilà ce qu’ont décidé les enseignants. Donc nous venons vers vous  pour que vous puissiez faire patte blanche afin que nous puissions trouver des solutions.

Propos recueillis par :

Benoît Kadjo        

Last modified on mardi, 26 février 2019 22:56
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