Editorial

Editorial (42)

La Côte d’Ivoire, encore au centre de l’actualité nationale et internationale depuis quelques temps. Mais de la mauvaise manière. Parce qu’elle traverse une autre crise postélectorale après celle de 2010-2011 qui a, officiellement, fait plus de 3 000 pertes en vie humaines. Cette fois, cette crise postélectorale émane d’une candidature que Monseigneur Jean Pierre Kutwa Evêque d’Abidjan a qualifiée de « non nécessaire », parole de religieux.

L’heure est grave et très grave au pays d’Houphouët-Boigny. Rien ne va. Tout est en train d’être mis en place pour la répétition d’une crise postélectorale semblable à celle de novembre 2010-Avril 2011. Pour rappel, au cours de cette crise, selon des chiffres officiels l’on a enregistré plus de 3000 morts. En 2020, tout est mis en place, vu le climat et la tension actuelle pour que la même crise se répète. Et d’ailleurs, elle a déjà commencé dans plusieurs localités. Cette fois-ci, si l’on n’y prend garde, ce sera une crise intercommunautaire où les dégâts risquent d’être au-delà de la crise de 2010.

La crise sanitaire liée à la Covid-19 est-elle un lointain souvenir en Côte d’Ivoire ? En tout cas la réponse à cette question n’est pas loin du oui surtout dans le grand Abidjan. Parce que les populations sont loin de respecter les mesures barrières surtout le port du masque.

La Côte d’Ivoire, depuis le 30 juillet 2020, a un nouveau premier ministre. Il se nomme Hamed Bakayoko (HamBak). Il succède à ce poste à feu Amadou Gon Coulibaly (AGC), décédé le mercredi 08 juillet 2020 à la tâche. Gon Coulibaly grand bosseur devant l’Eternel avait aussi des qualités. Certains le nommaient même Monsieur. Eurobond. Bref, ‘‘Gon premier’’ également pour certains, était le prototype de l’homme politique et du technocrate réunis. Au point où, quoi que malade, il bénéficiait de la confiance du chef de l’Etat qui l’appelait affectueusement ‘ ‘mon fils’’. Parce que fidèle parmi les fidèle.

Les choses ne vont pas pour le mieux au Rhdp. Ce parti né sous fond de palabre avec deux importants alliés, Le Pdci-Rda de Henri Konan Bédié et Guillaume Soro, chef de l’ex-rébellion ivoirienne qui a aidé le président Ouattara dans sa conquête du pouvoir, est en train de traverser des épreuves difficiles.

Pour tous ceux qui ont suivi le journal de 20h sur la première chaîne de la RTI, le dimanche 24 mai 2020, ils ont certainement constaté que le Procureur de la République, Adou Richard, magistrat hors hiérarchie,  est venu lire un communiqué sur l’accident causé par des jeunes inconscients qui ont décimé toute une famille (3 personnes) à Angré Caféier 8, le samedi 23 mai 2020, pendant que cette famille faisait son sport individuel, au bord de la route.

Les mesures barrières pour empêcher le Covid-19 de se propager à grande vitesse dans la ville d’Abidjan sont littéralement boycottées et bien boycottées, dans les différentes communes de la capitale économique ivoirienne. À peine 1% de la population abidjanaise, pour ne pas exagérer, porte les cache-nez ou masques que le gouvernement a décidé de rendre obligatoire. Quant à l’observation de la distanciation sociale d’au moins  1m entre individu, elle est carrément à zéro pointé. C’est-à-dire nul. Dans nos communes populaires telles que Abobo, Port-Bouët, Marcory, Koumassi, Adjamé, Attécoubé…, c’est l’ignorance totale.

C’est sérieux. Pendant que le monde entier se mobilise pour lutter contre le nouveau Coronavirus Covid-19, ce virus mortel qui est en train de décimer les puissantes nations comme la Chine, l’Italie, les Etats-Unis, la France etc., en Côte d’Ivoire les populations croient à la plaisanterie. Au point où, elles s’adonnent à des plaisanteries de mauvais goût. On va jusqu’à trouver rapidement et facilement à l’ivoirienne, des remèdes.

Nous tirons allègrement vers la fin de l’année 2019. Et bientôt 2020. Une année très symbolique pour la Côte d’Ivoire et bien d’autres pays africains qui seront confrontés aux joutes électoraux. Spécifiquement pour la Côte d’Ivoire, la présidentielle prévue en octobre 2020 demeure un virage très dangereux. Car depuis ces dernières années à partir de l’année 2000, la Côte d’Ivoire traverse difficilement des élections présidentielles sans qu’il n’y ait de troubles. Il est vrai que certains se tuent à dire qu’il n’y aura rien. Mais rien de rassurant. Car il y a de quoi à s’inquiéter.

Les journalistes étaient aux urnes le samedi 24 août 2019 pour élire leur nouveau président devant succéder à Traoré Moussa. Mais pour une seconde fois, après le mois de juillet dernier, il faut attendre le 14 septembre prochain pour connaitre le nouveau président des journalistes de Côte d’Ivoire.

Entreprise: Groupe Océan Vision Communication (GOVCom) 

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GERANT
KAKOU KADJO BENOIT
 
DIRECTEUR DE PUBLICATION ET REDACTEUR EN CHEF 
 BENOIT KADJO
 
 
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION
ANGE DINAOULÊ

 

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